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SayFood

SayFood · Unité mixte

Paris-Saclay Food and Bioproduct Engineering Research Unit

SayFood - Ingénierie des Aliments et Bioproduits est une unité de recherche nouvellement créée par INRAE et AgroParisTech. Cette unité qui héberge 150 collaborateurs sera localisée (à partir de 2022) dans l'écosystème de recherche et innovation du plateau de Saclay (Ile de France). Sayfood a pour mission d'acquérir de nouvelles connaissances scientifiques et de proposer de nouvelles approches en ingénierie des produits et des procédés, appliquée aux bioressources. Ainsi, l'unité a pour ambition de contribuer au développement de nouveaux systèmes alimentaires durables en travaillant en interdisciplinarité sur le continuum 'conception-consommation'. Pour conduire ses recherches, Sayfood s'appuie sur un ensemble de disciplines couvrant les sciences des aliments, la microbiologie, le génie des procédés et les sciences des consommateurs.

Text: Annuaire de l’établissement · Text available in French only.

1,408

HAL publications

89

Researchers

18

Projects

Lab website ↗Publications in HAL ↗

Parent institutions

AgroParisTech (Inst Sc et Ind du Vivant et Environnement), Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, Université Paris-Saclay

Location

Palaiseau

Founded

2020

Persistent identifiers

References for this unit in public registries: they allow cross-checking with other sources and do not change when the name does.

Fields

Share of HAL publications by field

Chemical and Process Engineering

182

Food engineering

166

Food and Nutrition

136

Polymers

54

Microbiology and Parasitology

52

Material chemistry

48

Biotechnology

43

Analytical chemistry

38

Mechanics [physics]

35

Environmental Engineering

31

Frequent keywords: lcainrae, heat transfer, food, fermentation, cheese, sustainability, rheology, freeze-drying, lactic acid bacteria, life cycle assessment

Researchers

89 people who have published since 2022

Projects

18 projects

ANR

2025

IMPRINTS — Procédé millifluidique innovant pour l'intensification de l'extraction réactive liquide-liquide d'un acide organique biosourcé

L’augmentation des désastres environnementaux pousse la communauté scientifique à chercher rapidement des alternatives environnementalement et économiquement viables aux voies de production pétrosourcées conventionnelles. Dans ce contexte, la transition vers une production biosourcée des molécules plateformes est d’un intérêt particulier. Ces molécules entrent en effet en jeu dans la production d’une très grande quantité de produits de la vie courante. Cette transition se heurte cependant actuellement à de nombreux verrous techniques et scientifiques. L’acide 3-hydroxypropionique, isomère de position de l’acide lactique, fait partie de ces molécules d’intérêt. L’acide 3-hydroxyproipionique permet en effet la synthèse de nombreux produits essentiels, comme l’acide acrylique. Des efforts de recherche doivent donc être faits pour permettre la bioproduction de cet acide. La production biosourcée d’acides organiques nécessite souvent de coupler un procédé d’extraction au procédé de bioproduction. Ce couplage se nomme ISPR (In-Stream ou In-Situ Product Recovery), et permet de limiter l’accumulation d’acide dans le milieu de bioconversion. Cela permet ainsi d’éviter une inhibition de la production par le produit lui-même. Quelques études ont démontré le potentiel de production de l’acide 3-hydroxypropionique par voie biosourcée. Cependant, sa bioproduction ISPR avec des dispositifs d’extraction conventionnels (extraction liquide-liquide réactive en contacteur membranaire) rencontre des limitations liées aux vitesses d’extraction dans le procédé de séparation faibles au regard des vitesses de production dans le fermenteur. Cette barrière physique limite les rendements obtenus, et donc les possibilités de scale-up de ce bioprocédé. L’objectif d’IMPRINTS est d’utiliser la fluidique à échelle réduite (milli et microfluidique) pour adresser deux limitations actuellement rencontrées dans la bioproduction d’acide organique, par l’étude de l’acide 3-hydroxypropionique. La première est le manque de connaissances fondamentales lié au transfert de matière lors de l’extraction réactive liquide-liquide de l’acide d’intérêt d’un moût de fermentation. Par nature, le moût de fermentation est en effet un milieu multiconstituants, pouvant avoir un impact sur le transfert de matière. La microfluidique sera ici utilisée comme un outil rapide et fiable d’acquisition de données pour élucider et quantifier les mécanismes de transfert de matière avec réaction en milieu multiconstituants. L’utilisation de la microfluidique permet notamment un contrôle parfait de l’hydrodynamique et de l’aire interfaciale d’échange entre la solution aqueuse et la solution organique extractante. Ces résultats seront essentiels pour développer un modèle dynamique du procédé intégré prenant en compte l’impact de la composition du moût de fermentation. Le second problème est lié aux performances d’extraction insuffisantes du procédé de séparation lors du couplage. Un dispositif triphasique millifluidique, combinant extraction continue d’acide et récupération, sera développé pour pallier ce problème. Le principe d’extraction repose sur l’exploitation de l’écoulement multiphasique de Taylor entre gouttelettes de phase aqueuse dispersées dans la phase organique réactive (aussi appelée membrane liquide). Cet écoulement est connu pour grandement intensifier le transfert de matière par la génération de vortex de recirculation intra et inter-gouttelettes associés à un fort ratio surface/volume. Le développement de ce procédé se fera en parallèle d’une analyse dimensionnelle rigoureuse, offrant tous les outils pour le changement d’échelle. Ce procédé d’extraction intensifié sera finalement couplé à un bioréacteur afin de valider son efficacité en conditions réelles de production. Un modèle mécanistique dynamique de bioconversion-extraction sera ainsi développé, permettant le contrôle, l’optimisation et le scale-up du procédé couplé bioconversion-extraction.

Horizon Europe

2024 – 2028

FAIROmics — FAIRification of multiOmics data to link databases and create knowledge graphs for fermented foods

A transition towards sustainable food systems is urgently needed to face challenges such as climate change or scarcity of resources. Food impact accounts for 26% of global greenhouse gas emissions. Animal-based food products in the European diet is the most important factor determining the footprint of food consumption. Plant-based dairy and meat alternatives have grown in popularity in recent years for various reasons, including sustainability and health benefits as well as lifestyle trends and dietary restrictions. However, plant-based food products can be nutritionally unbalanced, and their flavour profiles may limit their acceptance by consumers. Microorganisms have been used in making food products for millennia. Besides their primary role in food preservation, by virtue of their fermentative metabolism, they contribute to improving food safety and organoleptic properties and can provide additional health-promoting effects. However, the diversity of microbial communities driving plant-based fermentations, as well as their key genetic and phenotypic traits and potential synergies among community members, remain poorly characterized. Many data exist but they are spread into different literatures (scientific and grey) or in best case in different databases, but not always reusable because difficult to find, access and because databases are not systematically interoperable. The FAIROmics innovative interdisciplinary research programme will gather universities and private companies to enable the FAIRification of omics data and databases interoperability, and develop knowledge graphs for data-driven decision making to rationally design microbial communities for imparting desirable characteristics to plant-based fermented foods in the context of open science and its regulations. The FAIROmics training programme aims at developing Doctoral candidates’ skills at the interface between artificial intelligence, life sciences, humanities and social sciences.

ANR

2024

OREGANO — Surfaces en acier inoxydable antimicrobiennes greffées avec des structures d'arylbenzothiazole pour l'industrie alimentaire

L'industrie agroalimentaire est confrontée au défi majeur de garantir une hygiène optimale des surfaces tout en améliorant l'efficacité de ses processus. Le projet OREGANO propose ainsi de créer des surfaces métalliques innovantes avec un double effet antimicrobien,?assuré d’une part par le greffage covalent de dérivés d’arylbenzothiazoles aux propriétés biocides, et d’autre part par une microstructuration de surface empêchant l’installation de biofilms bactériens. La synergie entre ces deux effets est stratégique pour lutter contre le développement de biofilms bactériens à un stade précoce. Ce traitement de surface est par ailleurs permanent, ne doit pas entraîner de relargage de composés actifs et ne nécessite que peu de molécules. Les nouvelles surfaces ainsi mises au point permettront de limiter les risques de contamination des aliments au cours de leur production industrielle, et donc de maintenir la sécurité sanitaire, tout en réduisant la fréquence et la durée des cycles de nettoyage/désinfection et par conséquent de gagner en productivité et de lutter contre le développement d’agents pathogènes résistants. Le projet OREGANO s’articule en quatre parties. Les arylbenzothiazoles seront synthétisés par des voies chimiques écocompatibles. Un soin particulier sera apporté à l’évaluation de leurs propriétés antimicrobiennes, ainsi qu’à l’étude de leur toxicité, par des approches in vitro et in silico, sans expérimentation animale. Le greffage covalent sur de l’acier inoxydable sera réalisé par électrochimie en veillant à contrôler la microstructuration dont le rôle est crucial pour générer les propriétés anti-bioadhésives. Enfin, la stabilité du greffage au cours d’un vieillissement accéléré, ainsi que l’efficacité biocide et anti-bioadhésion de ces surfaces originales seront démontrées pour garantir la sécurité sanitaire des surfaces modifiées, leur efficacité antimicrobienne et leur résistance dans le temps.

ANR

2024

DigitWine — Optimisation multiobjectif basée sur la décision humaine de la qualité organoleptique et de l'empreinte énergétique au cours de la fermentation vinicole

La France est le deuxième producteur mondial de vin et son industrie subit des transformations majeures en réponse au changement climatique et aux préoccupations sociétales. La fermentation vinicole est exothermique, mais elle est généralement réalisée à basse température pour atteindre la teneur finale souhaitée en arômes, ce qui la rend très énergivore. Le défi est de réduire son empreinte énergétique, tout en maîtrisant la qualité organoleptique des vins. Pour relever ce défi, notre projet mobilise et développe de nouveaux outils. La cinétique de fermentation et un grand nombre (jusqu'à 20) de composés aromatiques cibles seront mesurés en ligne. Sur la base d'un modèle dynamique du procédé et de l'état estimé, une optimisation multiobjectif sera effectuée périodiquement (ex. quotidiennement) afin de déterminer les meilleurs compromis possibles entre la consommation d'énergie et les objectifs aromatiques. Des outils originaux de visualisation en grande dimension et d'aide à la décision permettront à l'opérateur humain de sélectionner la stratégie optimale à mettre en œuvre en temps réel, avec une charge mentale réduite. Une loi de commande avancée réalisera les actions nécessaires, telles que l'application de profils de température variables dans le temps et des ajouts multiples d'azote. Notre projet rassemble des compétences en matière de vinification, de mesure en ligne des molécules volatiles, de modélisation dynamique des bioprocédés, d'optimisation multiobjectif, de visualisation et d'interaction homme-machine, ainsi que d'estimation de l'état et de commande des systèmes dynamiques. La méthodologie proposée fera l'objet d'une démonstration expérimentale à l'échelle de laboratoire. Les bénéfices attendus sont une plus grande agilité dans la programmation de la production dans les caves, une empreinte énergétique réduite, une qualité organoleptique du vin mieux maîtrisée et personnalisée, et une flexibilité accrue dans la gestion des cuves et des frigories.

ANR

2023

Co-Party-Senior — Approche multi-acteurs pour concevoir et co-créer des produits alimentaires sains, durables et appréciés pour des populations séniors

Actuellement, le vieillissement de la population représente un défi majeur social et de santé publique. Il est caractérisé notamment par une augmentation de la vulnérabilité des seniors à des troubles physiologiques et métaboliques qui peuvent être dus à une mauvaise alimentation. Différents facteurs peuvent être liés à cette malnutrition : contexte socio-économique, déficit sensoriel, perte d'appétit, problèmes bucco-dentaires ou encore diminution de la mobilité. Si une nutrition préventive tout au long de la vie est essentielle pour limiter la survenue des maladies liées au vieillissement, il est également essentiel de pouvoir proposer une alimentation spécifique et adaptée aux seniors (enrichissement sensoriel et nutritionnel, textures modifiées, portions adaptées, etc.) afin de prévenir et de lutter contre ces troubles. Dans ce contexte, ce projet vise à développer une nouvelle approche intégrant l’implication d’acteurs clés (des agriculteurs aux séniors) lors des phases de conception et développement de produits alimentaires adaptés aux séniors. L’objectif sera de tenir compte de multiples contraintes liées aux produits alimentaires à concevoir (agronomiques, nutritionnelles, technologiques, économiques ou sensorielles), mais également liées aux différents acteurs impliqués. Une recherche participative sera alors menée avec les acteurs de ce système alimentaire : agriculteurs, chercheurs en science des aliments, chefs culinaires, sociologues, diététiciens et seniors non dépendants, afin de mieux comprendre et intégrer leurs comportements, besoins et préférences et identifier des leviers pour développer des aliments adaptés. Différentes associations seront impliquées dans le projet : Alim50+ pour les séniors, Institut Paul Bocuse pour les chefs cuisiniers et Terre et Cité pour les agriculteurs. Cette étude sera ainsi une preuve de concept de mise en œuvre de recherche participative pour concevoir des produits alimentaires sains, durables et appréciés, en intégrant les étapes d’idéation et de co-création multi-acteurs, la construction et la mise en place d’un plan de diffusion et communication des résultats, ainsi que la validation d’acquisition des connaissances par les différents acteurs impliqués.

ANR

2022

MICROFAT — Preìcurseurs microscopiques de la rupture sous fatigue de gels de proteìines

Nous cherchons aÌ comprendre les meìcanismes physiques microscopiques aÌ l’origine de la rupture de gels colloi?daux sous fatigue, i.e., sous contrainte oscillante. Nous eìtudierons des gels de proteìines qui consistent en un reìseau 3D de brins encheve?treìs. Ces gels ont une importance particulieÌre pour l’industrie agro-alimentaire. D'un point de vue fondamental, ils preìsentent une rupture de type "fragile" impliquant plasticiteì et fractures. Nous formulerons expeìrimentalement des gels dont la topologie du reìseau de brins pourra e?tre ajusteìe en jouant sur les interactions. Nous deìterminerons l’influence de cette microstructure sur les preìcurseurs de la rupture en combinant rheìomeìtrie et microscopie confocale, aÌ la fois en cisaillement et en compression. Des simulations permettront d’acceìder aux dynamiques de l'eìchelle de la particule individuelle aÌ celle du reìseau afin de distinguer des caracteìristiques universelles et de proposer une approche physique preìdictive de la rupture sous fatigue.

ANR

2022

ByProdAct — Production de particules chargées et de nanocelluloses à partir de coproduits de l’industrie agro-alimentaire : application potentielle dans les revêtements actifs ou les films PLA

Selon le plan d'action pour une nouvelle économie circulaire de la Commission européenne, la circularité est un besoin essentiel d'une transformation en profondeur de l'industrie pour tendre vers la neutralité climatique et la compétitivité à long terme. Elle peut permettre des économies substantielles de matériaux tout au long des chaînes de valeur et des processus de production, générer de la valeur ajoutée et ouvrir des opportunités économiques. Ce projet, parfaitement en phase avec les principes de l'économie circulaire, propose une utilisation alternative des sous-produits issus de l'industrie agroalimentaire, tels que le raisin, l'artichaut, la carotte et le café, qui seraient pour la plupart simplement éliminés. L'objectif principal est de produire des matériaux à haute valeur ajoutée à partir de ces sous-produits : des composés actifs et des nanocelluloses. Deux utilisations principales de ces nouveaux matériaux seront étudiées, le bio-enrobage des fruits et l'incorporation sur un film biodégradable. En effet, des études menées par l'équipe FZEA ont montré que les fruits enrobés de nanoparticules chargées en principes actifs se conservent mieux que ceux enrobés de nanoparticules vides. Parmi les principales applications de la nanocellulose, il faut souligner le renforcement des films. L'acide polylactique (PLA) est un polymère biodégradable dérivé de sources renouvelables et disponible dans le commerce. Néanmoins, certains inconvénients des films PLA empêchent sa pleine acceptabilité sur le marché (fragilité, faible ductilité, propriétés insatisfaisantes de barrière à la vapeur d'eau/oxygène). L'ajout des nanocelluloses produites dans ce projet sera testé comme renfort dans les matrices PLA pour améliorer leurs propriétés. L'ambition de ce projet est de combiner les compétences des équipes bilatérales dans des domaines très complémentaires : FZEA-Embrapa, prétraitement de sous-produits de l'industrie agroalimentaire et production de nanocelluloses faiblement purifiées ; SayFood, production de films nano-chargés (pour application médicale, cosmétique ou alimentaire), étude des propriétés barrières/structure des films; LGPM : expertise sur la mesure et la modélisation du transfert d'eau à travers les bioproduits. Les objectifs spécifiques de cette étude sont : i) l'extraction de composés actifs extraits de sous-produits et leur encapsulation dans des particules à base de chitosan ; ii) la production et la caractérisation de nanocelluloses avec différents degrés de lignines obtenues à partir de sous-produits fibreux/résidus d'extraction par hydrolyse enzymatique et traitements mécaniques ; iii) l'application de particules chargées et de nanocelluloses pour des revêtements et la fonctionnalisation et le renforcement de films PLA, respectivement et iv) la modélisation prédictive et l'évaluation du cycle de vie comme outils de conception. La pertinence de cette étude repose sur l'importance i) de maîtriser les méthodes de traitement des sous-produits et ii) de mieux comprendre les interactions des matériaux étudiés pour améliorer ses applications technologiques.

ANR

2021

ICAD — Innovations Couplées pour une Alimentation Durable

ICAD vise à réarticuler les visions et les projets définis à l'échelle d'un territoire pour le développement de systèmes d'approvisionnement alimentaire plus durables. Nous définissons de tels systèmes comme construits par des acteurs qui coordonnent leurs objectifs, leurs actions et leurs ressources dans un espace physique, culturel, économique, social et politique circonscrit qui évolue dans le temps. L'objectif d'ICAD est de mettre en évidence comment, à l'échelle d'un territoire en cours d'urbanisation et de croissance démographique, un large ensemble d'acteurs tels que ceux de la restauration collective privée et leurs fournisseurs, ainsi que diverses associations désireuses de maintenir l'agriculture et le patrimoine naturel, développent des systèmes alimentaires durables qui intègrent la production locale ou d'autres services territorialisés en circuits courts ou longs pour les « mangeurs » au travail. Le projet comprend trois axes : (a) Établir ce que signifie " une alimentation plus durable " pour les parties prenantes (dont les mangeurs) de la restauration collective et comment elle est réalisée ; (b) Analyser l'évolution du travail dans les systèmes sociotechniques qui la mettent en œuvre, leurs contributions à la durabilité désirée, leurs interactions et le rôle des innovations couplées dans ces transformations ; (c) Soutenir et analyser un processus systémique de conception collective et territoriale de l'approvisionnement en alimentation durable au travail sur un territoire. Le projet ICAD sera mené par une équipe interdisciplinaire (agronomes, nutritionnistes, analystes acvistes, économistes, gestionnaires et ergonomes) en relation avec les acteurs impliqués dans le Projet Alimentaire Territorial du Plateau de Saclay et de son voisinage. Ce territoire, situé en Ile-de-France, a connu un afflux massif de salariés sur une courte période. Beaucoup de ces nouveaux arrivants ont un niveau d'études élevé et des préoccupations environnementales importantes qui, combinés à la remise en cause des systèmes globalisés activée par la crise du Covid, impliquent une demande de refonte et de reconstruction des filières alimentaires mobilisées pour l’alimentation au travail. Ce contexte est donc opportun pour imaginer l'inclusion de nouveaux produits et services pour une alimentation durable au travail en collaboration avec les acteurs territoriaux et de la restauration. ICAD est formé de 4WP. WP0 est dédié à la gestion du projet, au travail interdisciplinaire pour la collecte et l'analyse des données et à la diffusion des résultats du projet. Le WP1 vise à saisir les différentes façons dont les acteurs appréhendent la durabilité alimentaire et les différents critères qu'ils objectivent pour qualifier la durabilité souhaitée. Le WP2 est destiné à comprendre l'évolution des réseaux qui contribuent à un approvisionnement durable en produits et services alimentaires à travers l'étude des pratiques et des motivations des acteurs (i) impliqués dans les circuits alimentaires pour développer l'approvisionnement alimentaire durable ; (ii) impliqués dans le soutien des politiques publiques à ces circuits. Le WP3 vise à accompagner ces acteurs dans une démarche de conception collective et territoriale par étapes, dont l'objectif est de débattre et d'identifier les actions à mener pour contribuer à l'approvisionnement alimentaire durable au niveau territorial. Ce travail interdisciplinaire et transdisciplinaire permettra de tirer des enseignements de ce cas spécifique pour construire des connaissances plus génériques sur la gestion de la transition vers des systèmes alimentaires plus durables. Il contribuera notamment (i) à explorer les caractéristiques de l'émergence et du développement d'innovations couplées pertinentes pour favoriser des systèmes d'approvisionnement alimentaire durables ; (ii) à identifier les obstacles et les opportunités actuelles à saisir pour faciliter de tels systèmes dans un contexte de forte urbanisation.

ANR

2021

QualOmics — Elaboration d’une approche par analyses non ciblées pour l’identification de marqueurs de différentes qualités dans les aliments

Evaluer et contrôler les multiples dimensions de la qualité d’un aliment durant sa fabrication est un challenge quotidien pour le secteur agroalimentaire. Devant l’ampleur des informations nécessaires, les nouvelles approches métabolomiques paraissent les plus adéquates pour y répondre. Le projet QualOmics vise à s’appuyer sur ces approches pour développer une méthode d’analyse non ciblée des marqueurs venant de différentes dimensions de la qualité d’un aliment (sécurité sanitaire, organoleptique, nutritionnelle). Le projet se basera sur des analyses par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution (LC-HRMS) et en tandem (LC-HRMS/MS) pour identifier, au sein d’un aliment formulé, les marqueurs de qualité et de réaction et aussi comprendre leurs liens. Enfin, l’impact des matières premières et des procédés sur l’évolution de ces marqueurs sera étudié dans le but ultime de pouvoir proposer une aide à la conception raisonnée de la qualité.

ANR

2021

MetaSimFOOD — Améliorer la qualité, la sécurité et la durabilité des légumes et boissons fermentés en utilisant une approche d'écologie synthétique et de modélisation fondées sur la connaissance

La consommation croissante d'aliments et de boissons fermentés est l'une des transitions alimentaires actuellement observées dans nos sociétés. Cependant, la forte demande pour le clean label (rejet des conservateurs) et pour des pratiques agricoles durables (itinéraires bio avec modification des intrants par exemple) peut entraîner des modifications de qualité et de sécurité pour ces aliments, notamment ceux fabriqués à partir de produits végétaux (légumes et fruits). Certaines matières premières subissent en effet des modifications biochimiques (notamment de contenu en sucres) dues au changement climatique et à l’augmentation des stress hydriques. Ce changement des matières premières entraîne des modifications imprévues de l’écologie microbienne qui peuvent être préjudiciables au bon déroulement des procédés de fermentations et à la qualité des aliments et boissons fermentés. Dans ce contexte, le développement d’approches scientifiques génériques pour aider à comprendre rapidement et anticiper les effets des changements multiples et complexes dans ces productions est un besoin réel. Des approches d'écologie microbienne sont nécessaires pour comprendre et anticiper ces changements mais les solutions à apporter devront se focaliser des approches durables, notamment en utilisant le levier des micro-organismes. Nous appliquerons cette approche à deux types d’aliments fermentés : le vin (liquide) et des légumes (solide) et pour lesquels des défis différents se posent : A) le vin en vue d’une production de boisson à faible teneur en alcool dans un contexte de changement climatique, d’itinéraire agronomique biologique et de réduction de la teneur en sulfites ; B) divers légumes fermentés répondant à des enjeux de salubrité et de qualité sanitaire dans un contexte de changement d’échelle de production (domestique versus semi-industrielle), de production biologique et de réduction de la teneur en sel. L’enjeu du projet est de développer une démarche cognitive en utilisant une approche d'écologie synthétique qui vise, au travers de la reconstitution d’aliments modèles, la prédiction du comportement de communautés microbiennes sous différentes contraintes. L’objectif de cette stratégie consiste à démontrer que la production de données méta-omique (expressions de gènes à l’échelle de l’écosystème ; analyses globales des métabolites produits) organisées en réseaux écologiques microbiens par des approches computationnelles, est pertinente pour anticiper les impacts décrits ci-dessus. Par ailleurs, le projet tirera parti de la biodiversité des souches microbiennes déjà disponibles dans des collections publiques pour la construction raisonnée, de microbiotes à façon basés sur l’association des propriétés fonctionnelles requises pour s’adapter au réseau écologique attendu (changements). Enfin nos hypothèses et solutions seront vérifiées à l’échelle pilote des fermentations (aliments réels) pour évaluer leur validité et la pertinence organoleptiques et/ou nutritionnelles des solutions obtenues sur les aliments modèles et simplifiés. Dans un contexte où les aliments fermentés sont au cœur d’un enjeu sociétal (transition alimentaire, nutrition saine) et environnementale (durabilité des productions et des procédés), les résultats du projet METASIMFOOD auront trois impacts majeurs. Nous démontrerons l’efficacité et la rapidité de la discipline scientifique d’écologie synthétique à prévoir, anticiper et maîtriser le comportement des communautés microbiennes intervenant dans les processus de fermentations alimentaires. Notre projet servira de levier pour le déploiement de cette stratégie à d’autres exemples d’aliments. Il apportera le socle de connaissances nécessaires pour l’élaboration de programmes de recherche en aval avec des partenaires industriels dans le domaine des aliments fermentés. Enfin, nous assurerons une communication très forte vers le grand public avec un objectif éducatif et de vulgarisation.

ANR

2021

PackSafe — Evaluation intégrée de la sécurité des emballages à contact alimentaire

L’impact environnemental des emballages est devenu une préoccupation majeure pour les industries agro-alimentaires, de l’emballage, les agences sanitaires mais aussi les consommateurs. Cette économie circulaire va obliger les industriels à alléger les emballages, à les recycler et/ou à les réutiliser, ce qui suppose d’avoir les mêmes exigences en termes de sécurité sanitaire que pour les matériaux vierges. En effet, les matériaux au contact des denrées alimentaires (MCDA) peuvent transférer des substances chimiques aux aliments par migration. En plus de celles d'origine connue, les MCDA peuvent aussi contenir des Substances Non Intentionnelles (SNI) (impuretés, produits de décomposition ou de réaction, contaminants issus de recyclage…), ayant une origine souvent inconnue et dont leur présence est non prévisible. La plupart des SNI ne sont ni identifiées, ni quantifiées, et leur toxicité n’a pas été étudiée. Leur migration peut entraîner un risque pour la santé humaine, elle doit donc être mesurée et contrôlée. Le règlement européen 10/2011 sur les matériaux plastiques exige également une évaluation du risque des SNI, mais à ce jour il n’existe ni ligne directrice spécifique ni consensus scientifique rendant difficile leur évaluation et la gestion de leurs risques. De plus, des SNI peuvent être présentes dans tous les emballages ; papiers-cartons, coatings, recyclés, ceux-ci pouvant céder encore plus de substances que leur équivalent vierge. L’évaluation des MCDA est, actuellement, uniquement basée sur une étude de la génotoxicité et des effets systémiques des substances de départ, ne prenant pas en compte ni la perturbation endocrinienne, ni les "effets cocktail" à faible dose. Concernant les SNI, il est reconnu que l'approche traditionnelle basée sur l'identification et la quantification de toutes les substances suivies de leur caractérisation toxicologique complète n’est pas réalisable (en termes de coûts, de temps, de quantité disponible…). Une approche pertinente consiste à utiliser des biotests en complément de techniques analytiques et physico-chimiques sur l’ensemble des molécules qui migrent. Les biotests sont déjà utilisés avec des mélanges. Cependant, ils doivent être mieux caractérisés en termes de sensibilité/spécificité et robustesse avec des extraits complexes de MCDA. La première étape de ce projet consistera à sélectionner les biotests les plus sensibles et spécifiques pour identifier un danger (génotoxicité ou perturbation endocrinienne) dans des extraits d’emballages en appliquant la méthodologie du « spiking » qui consiste à ajouter des substances de référence (positives et négatives) afin de vérifier la réponse attendue. L’extrait sera fractionné si la réponse est faussement négative ou faussement positive afin d’identifier la fraction responsable contenant les substances à l’origine de l’effet non attendu. La deuxième étape consistera à éprouver les biotests sélectionnés à l’aide d’extraits d’emballages finis ayant été soumis à des procédés particulièrement générateurs de SNI (y compris des matériaux recyclés) pour évaluer le risque. Le caractère novateur de ce projet est d'utiliser, en parallèle, des signatures chimiques d’extraits de MCDA et des biotests robustes en vue de générer une base de données permettant une prise de décision et une sécurisation des emballages à différentes étapes de leur cycle de vie. De plus, cela générera des données sur la toxicité de nouvelles SNI ainsi que de potentiels effets « mélange » d’extraits. Résultant d'une approche scientifique multidisciplinaire, ce projet aidera les fabricants d'emballages et leurs clients (transformateurs, industries agro-alimentaires) (1) à mieux garantir la sécurité et la conformité de leurs matériaux et (2) à encourager leur innovation et/ou leur compétitivité, en leur proposant des outils scientifiques pertinents et fiables.

ANR

2021

LATINSECT — Patrimoine, savoirs locaux et innovation : consommation d’insectes en Amérique latine

L’objectif de ce projet est d’étudier, par une comparaison systématique, la représentation de la consommation des insectes dans différents pays multiculturels d’Amérique latine, en se centrant sur des espèces commercialisées consommées à la fois en zones rurales et urbaines. Il questionne également comment, au niveau local, la collecte, la transformation, le commerce et la consommation des insectes constituent un patrimoine bioculturel, et à un niveau plus large, quelles actions de patrimonialisation impliquant des insectes comestibles ont lieu ou pas. Finalement, comment cette consommation est-elle un révélateur de tensions entre classes sociales et groupes ethniques ? En analysant les savoirs environnementaux et culinaires, les menaces sur l’environnement des insectes et leur qualité nutritionnelle, le projet vise à valoriser ce patrimoine, soutenir les acteurs locaux dans leurs pratiques et co-construire avec eux des savoirs pour répondre aux défis alimentaires du futur.

Data provenance

Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.