SADAPT · Unité mixte
Sciences pour l'action et le développement : activités, produits, territoires
Affiliation
Le laboratoire Sciences pour l'action et le développement ? Activités, produits, territoire travaille sur des questions de recherche complexe sur les dynamiques des systèmes socio-techniques et des systèmes socio-écologiques liées aux transformations des mondes et des espaces agricoles et ruraux. Ces travaux sont basés sur des partenariats avec les acteurs et organisations des filières agricoles et des territoires et permettent de produire des connaissances scientifiques aussi bien fondamentales qu'appliquées sur les impératifs d'ordre environnemental, sanitaire ou culturel pesant sur les façons de produire et sur l'innovation dans le secteur agricole.
Text: Annuaire de l’établissement · Text available in French only.
1,434
HAL publications
80
Researchers
24
Projects
Parent institutions
AgroParisTech (Inst Sc et Ind du Vivant et Environnement), Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, Université Paris-Saclay
Location
Palaiseau
Founded
1996
Persistent identifiers
References for this unit in public registries: they allow cross-checking with other sources and do not change when the name does.
Fields
Share of HAL publications by field
Agricultural sciences
481
Geography
142
Sociology
95
Economics and Finance
64
Business administration
58
Philosophy
46
Environmental and Society
33
Ecology, environment
30
Architecture, space management
26
Global Changes
17
Frequent keywords: agroécologie, agriculture urbaine, agroecology, agriculture, innovation, sustainability, urban agriculture, circular economy, pesticides, agroecological transition
Researchers
80 people who have published since 2022
Projects
24 projects
2025
Bactris gasipaes, ou palmier-pêche, est la seule espèce de palmier domestiquée en Amérique du Sud. Elle a une importance culturelle et nutritionnelle majeure pour les communautés de l’Amazonie, une région confrontée à des menaces liées aux changements globaux. Le palmier-pêche, polyvalent mais négligé, fournit de la nourriture, des matériaux et des remèdes. Malgré son potentiel, il est sous-exploité à cause de limitations économiques, stigmates sociaux et du manque de recherches, surtout en Équateur. Le projet PeachPalm4LIFE adopte une approche transdisciplinaire en intégrant savoirs locaux, recherche et politiques publiques pour co-créer des solutions durables pour valoriser le palmier-pêche en Haute Amazonie (Équateur, sud Colombie et nord Pérou). L'objectif est de mieux comprendre les systèmes socio-agro-écologiques du palmier-pêche, en abordant la diversité génétique et écologique, ainsi que les défis liés à sa culture durable et à sa valorisation. En collaboration avec les communautés indigènes équatoriennes, des institutions de recherche, des ONG et le secteur privé, PeachPalm4LIFE développera des innovations, mettra en œuvre des pratiques durables et créera des supports éducatifs. WP1 co-construira des recherches sur les défis, opportunités et indicateurs bioculturels à travers des ateliers participatifs. WP2 explorera la diversité génétique, culturelle et environnementale du palmier-pêche en Haute Amazonie via des études génomiques et des enquêtes socio-culturelles. WP3 identifiera les bases génomiques de la diversité des fruits, décrira l’écologie de la pollinisation et évaluera la gestion culturelle communautaire. WP4 co-développera, testera et mettra en œuvre des solutions innovantes et durables, en intégrant politiques publiques, éducation communautaire et sensibilisation. Le projet s'aligne sur les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, contribuant à la sécurité alimentaire et à la résilience des communautés autochtones amazoniennes.
2025
Le projet MASTRONCE vise à répondre aux défis actuels de l'économie circulaire (EC) en se concentrant sur le passage à l'échelle d’une version forte des modèles d'affaires circulaires, dans une logique de sobriété. Aujourd'hui, les pratiques d'EC sont souvent limitées à des approches d'optimisation des process de production et des activités de recyclage, insuffisantes pour réellement découpler la croissance économique de l'empreinte matière. MASTRONCE propose de lever ces freins en identifiant les leviers nécessaires pour favoriser l’adoption à grande échelle de modèles disruptifs tels que l'économie de fonctionnalité et la réparation dans des secteurs clés. Le projet développera également de nouveaux indicateurs financiers et extra-financiers pour mieux mesurer les progrès vers une EC forte, tout en cartographiant les compétences et métiers émergents nécessaires pour soutenir cette transition. Enfin, le projet abordera les obstacles que l'intégration croissante de l'électronique et des logiciels dans les produits fait peser sur l’économie circulaire, afin de proposer des solutions concrètes pour prolonger la durée de vie des produits et favoriser des pratiques commerciales durables. S'appuyant sur une approche collaborative et interdisciplinaire, le projet réunira des partenaires industriels majeurs tels que Renault, Schneider Electric, Fnac-Darty, Decathlon, Everever, les membres du Club de la Durabilité et de la coalition Right-to-Repair ainsi que des acteurs de l'Economie Sociale et Solidaire (Halte à l'Obsolescence Programmée, ESS France, Emmaüs, Envie), offrant l'accès à des données et des terrains riches d'enseignement. Seront impliqués également un expert de la formation (Circulab) et des chercheurs de internationaux du Réseau de Recherche en EC du Québec. Ce projet, en développant des outils pratiques et des recommandations de politiques publiques, ambitionne de transformer en profondeur les systèmes productifs vers une économie plus résiliente et durable.
2024 – 2027
Developing the bioeconomy features high on the European policy agenda to tackle societal challenges such as climate change, the phasing out of fossil resources or the advent of the much needed ecological and energy transitions. However, transitioning into an economy based on regionally available biological resources will substantially increase the demand for biomass from forestry and agriculture, and may incur adverse effects on biodiversity, greenhouse gas emissions or water resources. Comprehensive, rigorous and transparent assessment procedures are thus required to ensure that the bioeconomy will deliver on its sustainability promise. Assessment methodologies have so far failed to embrace the various dimensions of sustainability and the multiple facets and stakeholders of bioeconomy systems. This lack of an integrated, holistic approach constitutes the key scientific question that DESTINY will address, by developing novel methods and tools as well as demonstrating how they can be mobilised to maximise systems performance in a range of generic value-chain cases-studies. Since such concepts mobilise a number of disciplines from agronomy and engineering to economics, political and social sciences, a novel type of scientist is warranted : the bioeconomist. The DESTINY doctoral network will train this new generation of researchers and practitioners through a multi-disciplinary curriculum, equipping 15 Doctoral Candidates with the knowledge they need to design and assess novel biomass production systems and bio-product value-chains. In their research programme at the crossroads between bioeconomy and sustainability science, these candidates will design sustainable bioeconomy systems for Europe, factoring in social, economic and governance aspects. DESTINY graduates will bridge a well-evidenced gap on the labour market for the bioeconomy and will secure jobs in the agricultural and forestry sectors, the bioeconmy industry, academia, consultancies and governments.
2024 – 2027
Europe’s rural and urban areas are facing increasing negative impacts from climate change, biodiversity loss, unsustainable resource use, and an increasing disconnect between citizens from urban and rural areas. These megatrends threaten the sustainability of urban development and associated food systems. Throughout Europe’s cities, different types of urban farming, such as gardens, rooftop or vertical farming, have emerged which could provide impactful responses to these megatrends. Policy-makers and practitioners urgently need knowledge on the benefits, impacts and risks of urban farming, to help them shape policy and legal frameworks that can foster benefits and mitigate risks of urban farming. FOODCITYBOOST will develop a knowledge-based decision-support tool, consisting of (i) evidence-based indicators of environmental, social and economic performance and impacts of urban farming at farm, regional and EU scale and providing (ii) guidance on policy instruments that foster the development of urban farming. The future potential of urban farming will be assessed in foresight analysis and scenario analysis, as well as development and prototyping of novel forms of urban farming. FOODCITYBOOST will closely collaborate with >100 stakeholders from 6 case studies, using an approach based on the idea of living labs. This allows us to learn from regions throughout Europe where urban farming thrives and is supported by regional policies. FOODCITYBOOST brings together expertise on social science and humanities, land systems, urban farming, and life cycle assessment, to expand the knowledge base on urban farming from an integrated perspective. We connect to the EFUA and NEW BAUHAUS initiatives to best take stock of recent insights, which allows us to stimulate the development of a varied landscape of urban farming that optimally fulfils the needs of communities and minimises negative impacts and risks.
2024 – 2028
GI SMART (Geographical Indications’ contribution to smart territorial development and sustainability. Insights for GIs producers, policy makers, consumers and local communities) is a four-year lump-sum project to undertake research and demonstration activities (innovative pilot action) and provide evidence-based recommendations to strengthen the contribution of the system of geographical indications (GIs) to sustainable development, in particular to achieve the objectives of the EU Farm to Fork strategy by fostering the implementation of sustainability strategies by producers and their recognition by consumers, as well as to propose a better design of GIs policy to foster their delivery of sustainable agriculture, aquaculture, fisheries, as well as more sustainable food systems. Our 17 partners (15 beneficiaries and 2 Associated Partners) representing 10 countries bring together leading academic, NGOs and stakeholder organisations to provide a multi-actor approach to ensure the project objectives are delivered with maximum impact. This proposal relates to the topic “Investigating the contribution of geographical indications to sustainable development and optimizing support for newly establish schemes” (HORIZON-CL6-2023-COMMUNITIES-01-04). GI SMART aims to assess and strengthen the contribution of GIs to the EU “Farm to Fork” strategy for sustainable food systems in Europe by providing: i) better understanding of the contribution of GIs schemes to sustainable development (including the F2F strategy); ii) improving the perception of sustainability attributes of GIs schemes that are widely implemented by the producers and their perception by consumers, local communities and society at large, iii) better and smart policy design and implementation of GIs policy to foster their delivery of sustainable agriculture and fishery, healthy and sustainable diets and sustainable food systems.
2024 – 2028
SPADES’ mission is to develop, test and implement soil-inclusive spatial planning strategies to support the transition towards soil health in Europe. Soil health is highly under pressure and the soil’s ability to perform essential ecosystem services should be improved to cope with pressures such as climate change and need such as a healthy living environment. Spatial planning and design are practices that, when enriched by soil care, can enhance the current status of soils and support societal challenges and needs, while avoiding unwanted trade-offs towards other areas, generations or functions. SPADES will therefor provide a comprehensive state of the art on both planning and design practices, as on soil instruments. To be able to make a transition in spatial planning and design towards healthy soils a fundamental understanding of the current mechanisms is key. SPADES will develop integrative instruments and improve the information basis and brokerage to bring the spatial planning and design field and soil sector together. This will contribute to the methodological basis. SPADES will work in 17 pilots in 10 member states, covering a broad range of land uses (urban, peri-urban and rural areas), time and spatial scales, and soil and planning challenges. This is done together with local practitioners and policy makers to develop fit-for-purpose soil-inclusive spatial strategies to support different goals such as land degradation neutrality and no net land take. The SPADES instruments will be presented in such a way (manual and navigator) so that they can be found by the right user, at the right phase of the planning and design process, and for the right purpose. SPADES supports soil literacy (by capacity building and communication, dissemination and exploitation activities) to a broad range of target groups to enable current practice to improve. To make this most effective, SPADES case partners are involved in these CDE and training activities.
2024
SUPREM-MILK aims to provide concrete tools and propose customized and targeted solutions to support farmers of Egypt, Morocco, and Turkey to take a step towards a net zero carbon and greener and more circular farming. During the transition, the 3 forms of sustainability will be maximised and the resilience and self-sufficiency of the Mediterranean milk supply chain will be considered. In agreement with the specific challenges and scopes of the call, the main objectives are: 1 Preliminary inventory of the carbon cycle and characterization of sustainability of the milk supply chains studied. Life cycle assessment, sensors data, machine learning, remote sensing (Sentinel-2), and omics approaches will be used to evaluate the starting point of different scenarios and plan customized actions and solutions towards the desired direction(s). 2 Support the adoption and implementation of sustainable technologies, novel applications and best practices by local farmers. Transfer of knowledge, establishment of decision-support systems, definition of best practices/most recommended guidelines, and installation of open access digital applications/platforms will contribute to improve decision-making and informed choice of all stakeholders, especially those in underserved areas/condition with scarce access to technologies, e.g., smallholder farmers and women active in dairy. 3 End-point evaluation of the carbon balance, sustainability, self-sufficiency, and competitiveness of the milk supply chains considered. Multi-actor estimation of the impacts of the incorporated improvements; i.e. cost-benefit analysis, life cycle assessment, circularity level. All stakeholders of the chain will be considered: land (soil), animals, farmers, producers, and consumers. SUPREM-MILK will exploit an horizontal approach to customize and implement innovative tools that can rapidly improve nutrients circularity, self-sufficiency, and sustainability of Egyptian, Moroccan, and Turkish milk supply chain.
2023
Les jardins privés constituent la plus grande partie des espaces verts urbains et sont également le type d'espace extérieur le plus fréquemment utilisé par les citadins. En milieu urbain, ils contribuent par conséquent de manière significative à la préservation de la biodiversité et au fonctionnement des écosystèmes. Il a également été démontré qu'ils sont précieux pour le bien-être et la santé humaine, et permettent aux citadins de faire des expériences de la nature au quotidien. Le projet GARLAND porte sur les jardins périurbains, notamment les jardins potagers, qui ont été peu étudiés jusqu’ici. Le potentiel des jardins périurbains pour la biodiversité est déterminé par une combinaison de facteurs socio-écologiques et environnementaux opérant à différentes échelles. Le projet propose une approche interdisciplinaire associant l'écologie, la sociologie et la géographie pour explorer ces facteurs sociaux et écologiques, les motivations et les barrières pour une meilleure gestion de la biodiversité dans les jardins privés, à la fois à l'échelle individuelle et à l'échelle de la municipalité. L'objectif principal du projet est de développer une compréhension qualitative et quantitative des déterminants de la biodiversité dans ces socio-écosystèmes de jardins périurbains, afin d'identifier les opportunités de conservation de la biodiversité. Le projet cherchera également à déterminer si certaines pratiques liées aux jardins tendent à accroître le sentiment de connexion des citadins avec la nature, ce qui constituerait un levier potentiel pour augmenter les comportements pro-environnementaux généraux de ces derniers. Le projet se concentre sur deux sous-secteurs de la ceinture périurbaine étendue du Grand Paris (Île-de-France) présentant des caractéristiques socio-économiques contrastées. Le processus d'acquisition de données est structuré en trois axes : le premier explorera le rôle joué par les politiques publiques locales sur la présence et le profil des jardins dans les zones périurbaines et rurales de la région Ile-de-France. Il est fait l'hypothèse que les choix locaux effectués par les autorités de planification au niveau municipal peuvent conduire à des situations hétérogènes en termes de réglementations qui peuvent favoriser, ou au contraire, entraver la préservation des jardins. Le second axe étudiera la relation entre les habitants et leurs jardins en tenant compte du contexte socio-économique. En particulier, l'objectif sera de déterminer les principaux facteurs liés aux habitants qui influencent la proportion de surface végétalisée dans les jardins et l'hétérogénéité des habitats, deux paramètres très déterminants pour la biodiversité. Les liens potentiels entre les relations des habitants avec leur jardin et la biodiversité dans ces jardins seront également examinés. Le troisième axe du projet étudiera comment la diversité des plantes à fleurs et des pollinisateurs dans les jardins périurbains est influencée par l'interaction entre les facteurs écologiques (caractéristiques du jardin et du paysage) et les facteurs sociaux (caractéristiques des ménages et de la ville). Les plantes à fleurs et les pollinisateurs ont été choisis comme modèles d'étude pour les analyses de la biodiversité parce qu'ils sont fréquents dans les jardins, relativement faciles à inventorier, et qu'ils réagissent à la structure du paysage à une petite échelle spatiale. Les résultats du projet permettront d'identifier les leviers d'action potentiels et de co-construire des solutions avec les acteurs impliqués, pour promouvoir la biodiversité à l'échelle des municipalités et des individus.
2022 – 2026
The IN SITU project combines research and experimental actions to advance the innovation-related practices, capacities, and potential of CCIs based in non-urban areas of the EU, a constituency of the CCI sector that has grown in visibility and significance over the last decade in Europe and internationally but which is still vulnerable due to the lagging attention of research and policy to its needs, characteristics, and potentials. The project aims to advance understanding of the forms, processes, and governance of innovation involving cultural and creative industries (CCIs) located in non-urban areas of Europe and to advance the ability of non-urban CCIs to act as drivers of innovation, competitiveness, and sustainability for the locales in which they are located. IN SITU brings together leading approaches to investigating economic evolution and diversification, a challenge-oriented approach to processes of innovation, non-urban place-based planning and development, and creative industries entrepreneurship to investigate the situation of CCIs in non-urban areas. The project couples this with a pragmatic capacity-building programme to enable CCIs to address some of the key issues of their communities/region and of our time. The core defining aspect of IN SITU is the interlinking of research and practice through place-based IN SITU Labs, hubs for projects in 6 non-urban regions across Europe, located in Portugal, Ireland, Iceland, Finland, Latvia, and Croatia. Involving both Europe-wide research and place-based experimentation, IN SITU will provide an in-depth knowledge of the direct and indirect effects, cross-sectoral connections and spillovers, innovative strategies and systems, and needs of CCI practitioners in non-urban areas. Complementary to this, the project will assess and advance the multi-level innovation and culture policy and planning frameworks that contextualize and can enable this work.
2022
Compte tenu des préoccupations sanitaires et environnementales actuelles, réduire la consommation de viande est devenu un enjeu politique majeur dans les pays occidentaux qui pourrait donner lieu à des mesures économiques dans les années à venir. Cependant, en pratique, les comportements de substitution de la viande n’aboutissent pas tous aux mêmes apports nutritionnels et semblent être socialement déterminés. Il est probable que les consommateurs à faible statut socio-économique (SSE) tendent à remplacer la viande par des aliments plus gras et sucrés, mais moins chers et plus accessibles, ce qui diminuerait la qualité de leur régimes et augmenterait les risques de santé comme la prise de poids. De fait, toutes choses égales par ailleurs, la réduction de la consommation de viande conduirait à exacerber les inégalités nutritionnelles. Or, à ce jour, aucune étude n’a considéré le rôle du SSE dans la relation entre la consommation de viande et l’indice de masse corporelle (IMC). Nos études préliminaires ont montré un contraste saisissant à partir de données en coupe transversale portant sur la population française : une consommation de viande inférieure est associée à un IMC plus bas chez les adultes à haut SSE, mais à un IMC plus haut chez les adultes à bas SSE. Le présent projet vise à approfondir ces résultats en explorant les dynamiques longitudinales de la relation entre le SSE, la consommation de viande et la corpulence. Nous analyserons notamment si la prise de poids observée chez les populations à faible SSE s'explique en partie par des différences dans les choix alimentaires lorsque la consommation de viande diminue. Nous chercherons à identifier par ailleurs les principales motivations et difficultés rencontrées par les individus à faible SSE lorsque la consommation de viande baisse, par rapport à leurs homologues plus riches. Pour ce faire, ce projet réunit un consortium d’experts scientifiques en économie appliquée, épidémiologie nutritionnelle, physiologie des apports protéiques et des comportements alimentaires, ainsi que des spécialistes en conception d'interventions nutritionnelles et de campagnes d'information destinées au grand public. Nos objectifs de recherche se divisent en trois phases complémentaires : (1) Nous allons mener des analyses économétriques et épidémiologiques à partir de données d’achat longitudinales et représentatives pour étudier l’évolution de la consommation de viande en fonction d’indicateurs de SSE (revenu, éducation et type d’emploi), et la façon dont les changements opérés ont affecté la corpulence au cours du temps. Nous allons également étudier les comportements de substitution qui s’opèrent lors de la réduction de la consommation de viande et qui constituent un risque pour la santé des individus à faible SSE en comparaison aux plus aisés. (2) La collecte de données quantitatives et qualitatives des comportements alimentaires dans un contexte de réduction de la consommation de viande nous permettra de vérifier en conditions réelles les comportements de substitution à risque supposés, de mesurer les effets physiologiques de la réduction de viande, et d’identifier les motivations, les leviers et les difficultés spécifiques à différents groupes de SSE. (3) Des expériences et des interventions de recherche-action auront pour but d’orienter les choix des consommateurs des restaurants universitaires vers des repas sans viande de meilleure qualité nutritionnelle. Notre recherche contribuera à combler le manque de connaissances sur l'importance du SSE comme facteur de transition vers des régimes alimentaires durables. Notre projet aura un impact sociétal fort en produisant des résultats qui informeront les décideurs publics sur ces enjeux, mais aussi en élaborant des outils capables d’aider les populations vulnérables à trouver un meilleur équilibre alimentaire. Ce projet contribuera à montrer la voie vers une alimentation durable et saine pour tous.
2022
Comment et dans quelle mesure le système de production alimentaire français pourrait assurer une alimentation saine et durable à sa population tout en augmentant sa capacité d’autosuffisance ? D'un point de vue politique, il existe une demande croissante des consommateurs/citoyens en faveur de ce qui est considéré comme une meilleure maîtrise de la chaîne alimentaire et de son externalité sociale/sociétale, dans le sens d’un développement plus durable, avec une réappropriation de l'espace territorial de proximité. Les responsables politiques semblent désormais suivre et même soutenir cette tendance, avec des agendas politiques. Cependant, l’objectif d’autosuffisance est aussi critiqué pour différentes raisons, et, surtout, les nombreuses dimensions du système alimentaire que sont la santé, l'impact environnemental, l'acceptabilité et l'autosuffisance ne sont pas nécessairement alignées. Notre objectif est d'analyser les tensions qui entourent la mise en œuvre d'une plus grande autosuffisance dans la production d'aliments permettant des régimes alimentaires plus sains et plus durables. Nous identifierons les pressions en faveur d'une augmentation ou d'une diminution des différentes productions agricoles nationales, dans le but de produire des régimes alimentaires plus sains et plus durables tout en réduisant et en redistribuant les importations. Nous fournirons une analyse détaillée des conflits entre les différents objectifs (nutrition/santé, environnement et autosuffisance) et nous explorerons les compromis sur lesquels un système alimentaire optimal pourrait être fondé. Nous décrirons également l'adaptabilité prospective du système pour atténuer les tensions, par exemple avec des changements dans les productions agricoles et les modes de transport. Nous analyserons les contingences régionales et locales et dans quelle mesure le métabolisme socio-économique agricole peut s'adapter pour accompagner la transformation locale pour appuyer une nouvelle demande alimentaire prospective. Ce projet de recherche interdisciplinaire combine à la fois des approches systémiques considérant les régimes de population, la capacité de production et le réseau de transport au niveau du pays et des scénarios détaillés au niveau des petites régions agricoles. L'approche repose en grande partie sur la modélisation, avec des modèles d'optimisation et de simulation pour identifier la demande de produits agricoles nécessaires à des régimes alimentaires plus sains et plus durables, recalibrer itérativement l'empreinte environnementale de la production nationale remodelée et des importations, et comprendre les paramètres clés qui favorisent ou s'opposent à l'adaptation du système de production à cette nouvelle demande potentielle. Par conséquent, le projet de recherche comprend (i) l'analyse des conflits entre la nutrition/santé, l'environnement et l'autosuffisance, et l’identification de régimes alimentaires formant les meilleurs compromis qui seront utilisés en tant que scénarios de demande de produits agricoles, (ii) la compréhension de la façon dont la production agricole pourrait être remodelée dans le réseau national afin de réduire l'énergie et les GES associés aux transports, et (iii) la compréhension de la façon dont les territoires de production locale pourraient être transformés avec différentes utilisations des terres et allocations de bétail afin que la production s'aligne mieux sur les changements nécessaires au niveau de la demande nationale. Le projet comprend un solide programme de diffusion auprès de la communauté scientifique, du grand public et des acteurs politiques.
2022
Les coopératives agricoles, entreprises de l’économie sociale au mode de gouvernance démocratique, sont des acteurs incontournables du développement durable. En France, les 2 300 coopératives générent 190 000 emplois et sont des acteurs majeurs de l’agriculture, notamment en viticulture (45% de la production). Mais, des disparités existent dans leurs performances. Leurs caractéristiques, comme leur mode de gouvernance, peuvent freiner ou favoriser leurs innovations technologiques ou organisationnelles. La gouvernance, l’innovation et la performance durable sont considérées comme des enjeux majeurs pour l’avenir des cooperatives vinicoles (FranceAgriMer, 2017). Notre question centrale de recherche est donc : quel est l’impact de la gouvernance des coopératives agricoles sur leurs innovations et leur performance durable, dans le secteur vin ? La gouvernance et la performance des coopératives agricoles ont été largement étudiées (Chaddad et Iliopoulos, 2013 ; Grashuis et Su, 2019). Des approches plus complexes sont nécessaires (Cornforth, 2004 ; Grashuis et Su, 2019 ; Saïsset et Codron, 2019), concernant l’influence de la gouvernance et de l’innovation sur la performance coopérative (Reboud et al., 2016), et leur durabilité (Marcis et al., 2018). Notre projet, ancré dans les sciences économiques et de gestion, est pluridisciplinaire. Son objectif opérationnel est d’aider les agriculteurs et coopératives à relever le défi de l’innovation agricole pour améliorer la durabilité du secteur viti-vinicole. Notre objectif scientifique est de comprendre comment la gouvernance des caves coopératives peut conduire à des innovations technologiques et organisationnelles et comment elles peuvent influencer leur performance durable. Notre recherche repose sur un cadre théorique défini (WP1), une étude exploratoire et qualitative de la gouvernance et de l’innovation cooperative (WP2), et une étude quantitative, sur les liens entre gouvernance, innovation et performance durable (WP3).
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.