RITM · Unité propre

Réseaux, Innovation, Territoires et Mondialisation

Le RITM est le laboratoire de recherche qui rassemble les enseignants-chercheurs en Économie et en Management de l’Université Paris-Saclay.

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HAL publications

29

Researchers

8

Projects

Lab website ↗

Parent institutions

Université Paris-Saclay

Location

Sceaux

Founded

2015

Director

Fabrice LE GUEL

Persistent identifiers

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Researchers

29 people who have published since 2022

Projects

8 projects

ANR

2025

BaSAf — Interdiction des violences fondées sur le genre, normes sociales et bien-être en Afrique

Ce projet interdisciplinaire de quatre ans, intitulé « Interdictions des violences basées sur le genre, normes sociales et bien-être en Afrique » étudie la persistance des violences basées sur le genre (VBG) et leurs liens avec les normes sociales et les cadres juridiques en Afrique subsaharienne. Les VBG visent les femmes et les minorités sexuelles — notamment les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) — et incluent des pratiques comme les violences conjugales ou les mutilations génitales féminines (MGF). Malgré les avancées internationales, ces violences restent profondément ancrées dans les normes locales, souvent renforcées par la loi. Le projet poursuit deux objectifs principaux : (1) documenter les VBG et les normes de genre associées, et évaluer leurs effets sur le bien-être et les trajectoires socioéconomiques ; (2) identifier des interventions innovantes et adaptées au contexte susceptibles de transformer les normes sociales et de réduire les violences. L’approche combine l’économie, la santé publique et l’ethnographie. Cinq volets de recherche (Work Packages, WP) structurent le projet : • WP1 mène des enquêtes ethnographiques sur les perceptions féminines des VBG dans des communautés migrantes et transnationales au Mali, en Côte d’Ivoire et en France, en mettant l’accent sur les changements intergénérationnels. • WP2 analyse comment la stigmatisation liée à la sexualité affecte l’accès des HSH aux soins contre le VIH au Sénégal, à partir de données médicales et d’analyses de la perception sociale via les médias et des enquêtes. • WP3 évalue l’impact des lois interdisant les MGF dans un large échantillon de pays africains, en utilisant une approche économétrique d’évaluation d’impact, tout en étudiant les effets secondaires possibles comme l’augmentation des mariages précoces. • WP4 teste deux interventions comportementales : une expérimentation visant à corriger les perceptions erronées sur les normes sociales liées à la MGF, et une formation de réduction de la stigmatisation (outil LILO) destinée aux HSH et aux professionnels de santé. • WP5 étudie l’impact de Role Model (célébrités ou figures locales) sur l’évolution des attitudes vis-à-vis des VBG au Mali, via une expérimentation aléatoire basée sur des vidéos. Le projet répond à des défis méthodologiques majeurs liés à l’étude de populations vulnérables et de sujets sensibles. Il accorde une grande importance à la sécurité des participants, à l’anonymat et au respect de l’éthique. Il innove également en utilisant, par exemple des techniques indirectes d’enquête (expériences de listes) pour réduire les biais de déclaration. Les apports scientifiques sont multiples : le projet comble des lacunes sur les mécanismes de changement normatif, l’efficacité des lois, le rôle des modèles sociaux et les violences envers les HSH en Afrique. Il produira des données originales de qualité, utiles pour les décideurs et les acteurs associatifs œuvrant à la défense des droits des femmes et des minorités sexuelles. Les résultats seront diffusés via des publications académiques, des ateliers et des notes de politique, notamment dans les pays étudiés, pour maximiser l’impact sociétal.

ANR

2024

ODILE — Inclusion au travail des personnes stigmatisées : le cas des salariées lesbiennes

Les personnes homosexuelles (lesbiennes et gays) sont victimes de plusieurs formes de violences au travail : discriminations (dans l’accès à l’emploi, aux responsabilités, par exemple), stigmatisation, humiliations, violences sexuelles, entre autres (Zurbrügg & Miner, 2016). Les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle, sont aussi victimes de discriminations et de violences dans le milieu professionnel (Laufer, 2014). Ce projet de recherche s’inscrit à l’intersection de ces deux champs et vise à décrire et comprendre le vécu au travail des salariées lesbiennes, et la façon dont les organisations de travail peuvent devenir plus inclusives pour ces femmes (acronyme ODILE : Organisation – Diversité – Inclusion – LEsbiennes). En cela, il intègre une « approche genre » dans la compréhension des discriminations et violences vécues par les personnes homosexuelles au travail. Le projet repose sur trois études : une étude exploratoire qualitative par entretiens, une netnographie, et une étude quantitative, fondée sur un questionnaire ayant pour objectif de construire et d'analyser une base de données représentative de salariés français. Il vise à enrichir la littérature sur le genre et la littérature sur l’inclusion des personnes homosexuelles en les croisant et en montrant la spécificité des expériences vécues par les salariées lesbiennes au travail. Cet enrichissement permettra aussi un éclairage sur la notion d’inclusion, de plus en plus utilisée (mais aussi critiquée) dans la littérature académique.

ANR

2023

URBOPP — Quartiers urbains et opportunités économiques

Ce projet a pour ambition d’analyser les déterminants de la ségrégation urbaine en France au cours des 50 dernières années, et ses conséquences à long terme sur les trajectoires socio-économiques des résidents des quartiers défavorisés. La France est particulièrement intéressante pour étudier ces conséquences, car elle a accueilli d'importants flux migratoires depuis le début des années 1960, et elle a aussi mis en place des politiques de la ville visant à atténuer les effets négatifs de la ségrégation urbaine. La période historique 1960-2020 couvre ainsi des transformations urbaines majeures liées aux flux migratoires massifs provoqués par la décolonisation, à la construction des "Grands ensembles", ou aux phénomènes de désindustrialisation et de mondialisation ayant suivi les crises pétrolières. Ces chocs historiques offrent la possibilité d’exploiter les changements locaux de composition socio-économique pour évaluer l’impact causal du quartier de résidence sur le devenir de ses résidents. Notre travail prendra appui sur des données microéconomiques géocodées retraçant l'histoire résidentielle d'un large panel d'individus sur 50 ans (Echantillon Démographique Permanent ou EDP), ainsi que sur leurs caractéristiques issues du recensement, pour identifier des discontinuités dans l’évolution dynamique des quartiers. Notre projet s’articulera autour de quatre axes de recherche principaux : - Ségrégation urbaine et chocs sur le marché du travail ; - Ségrégation urbaine et trajectoires des immigrants ; - Politiques de la ville et ségrégation urbaine ; - L'évolution des quartiers urbains sur une longue période de 50 ans. Les résultats de cette recherche apporteront un éclairage nouveau sur l’effet des quartiers sur les destins individuels, ainsi que des éléments utiles pour réfléchir à la conception de politiques urbaines les plus à même de réduire les inégalités.

ANR

2022

TECHNOFIRMS — L’adoption de technologies "de frontière" par les entreprises: Enseignements du passé, défis pour le futur

Le monde du travail et la nature des emplois évoluent à une vitesse sans précédent, sous l'effet de nouvelles technologies informatiques et d'ingénierie telles que l'intelligence artificielle et la robotique. Ces dernières ont investi les usines industrielles, puis les secteurs des services, et rien n’indique que le rythme de ces changements technologiques va ralentir prochainement. Ces mutations sont sources de progrès pour la société, avec la création de nouvelles industries et professions et l'augmentation de la productivité. Mais ils comportent également des risques : ces avancées technologiques contiennent souvent une composante d'automatisation qui rend obsolètes certaines compétences des salariés et réduit les besoins en termes d’emploi dans certains secteurs. L'ampleur du pouvoir de marché des grandes entreprises technologiques suscite également des inquiétudes quant à leur potentiel impact négatif sur le bien-être global. Les bénéfices des nouvelles technologies l’emporteront-ils sur les menaces ? A ce stade, la question reste ouverte. Le projet TECHNOFIRMS vise à répondre à cet enjeu de quantification des différents mécanismes en jeu en examinant directement la façon dont les entreprises font face aux nouvelles technologies, d’une façon radicalement plus détaillée que par le passé. Nous prévoyons d'abord de tirer parti de la granularité unique du système d'information français sur les entreprises et du développement de méthodes avancées d'apprentissage automatique (combinées à des études de cas complémentaires pour les valider) aptes à traiter des sources statistiques hétérogènes afin de détecter les entreprises utilisatrices de technologies dans des fichiers de grande taille. Cela constituerait le premier fichier quasi-exhaustif de données appariées entre entreprises et travailleurs permettant de répondre à notre question de recherche. Nous adopterons ensuite deux axes principaux d'investigation. Le premier axe portera sur l'interaction entre l'environnement des entreprises et leurs décisions d'adoption de technologies. Dans un premier projet, nous analyserons dans quelle mesure ces décisions sont déterminées par les contraintes géographiques des entreprises. L'intérêt de certaines technologies réside précisément dans leur capacité à réduire les coûts associés à ces contraintes, soit pour les entreprises, soit pour leurs travailleurs. Ceci implique que leur adoption et leur impact socio-économique global est très probablement déterminé par ces contraintes spatiales. Dans un second projet, nous examinerons les interactions entre les décisions d'adoption de technologies des entreprises et leurs conditions de marché, afin de comprendre quel type d’avantage compétitif ces technologies procurent, et si cet avantage est susceptible de conduire à un pouvoir de marché excessif – une question largement débattue dans la littérature. Notre deuxième axe d'investigation portera sur le rôle joué par le travail, plus précisément par son organisation, dans les choix d’adoption de technologies, des gains de productivité associés et de leur répartition. Un premier projet se concentrera sur les stratégies de management au sein des organisations d’entreprises : comme les entreprises les plus grandes atteignent une importance macro-économique, leurs stratégies organisationnelles internes sont de fait susceptibles d'avoir un impact significatif sur les indicateurs agrégés, notamment en termes d'inégalité. Le second projet analysera symétriquement la manière dont les travailleurs eux-mêmes réagissent aux nouvelles technologies, sur données historiques. Les différentes institutions régulant le travail (de type syndical) sont probablement clé, puisqu'elles ont un impact sur les conditions de travail et le partage de la valeur au sein des entreprises et déterminent ainsi si les employeurs trouvent rentable d'adopter différentes technologies, et si à leur tour, les travailleurs accepteront ou non ce changement technologiqu

ANR

2021

LinkLab — Comment choisir ses partenaires? Preuves expérimentales sur la formation des liens numériques

De nombreux ouvrages ont documenté la manière dont les liens sociaux contribuent à expliquer d'importants phénomènes économiques tels que la transmission d'informations, l'adoption de technologies, la recherche d'emploi et le commerce. Cependant, nous en savons encore très peu sur les facteurs comportementaux qui sous-tendent les interactions sociales : comment les gens décident-ils des liens qu'ils veulent former, et pourquoi ? Mon projet de recherche explore les motivations comportementales de la formation de liens, en mettant l'accent sur les interactions en ligne : tous les exemples et les illustrations sont inspirés de l'expansion récente des plateformes numériques (par exemple, les marchés en ligne, les réseaux sociaux numériques) et de leurs conséquences (par exemple, l’expansion des négociations virtuelles, la diffusion d'informations et les infox). La vague actuelle de numérisation (de la communication et des activités économiques) a initié une révolution dans la quantité et la qualité des interactions en ligne, mais nous ne savons pas comment ces connexions se forment et se rompent. La recherche que je propose contribuerait à combler ce vide, en testant certaines règles décisionnelles susceptibles d'orienter la création de liens dans les environnements numériques. Mon projet combine des expériences de laboratoire avec des données provenant de plateformes numériques. Le cadre méthodologique principal de ce projet est expérimental : le programme de recherche est organisé autour de trois expériences de laboratoire qui explorent les forces motrices des interactions sociales en ligne sous des angles différents mais interdépendants. Ces expériences me permettront de répondre à des questions telles que : quelles heuristiques les utilisateurs adoptent-ils pour négocier sur les marchés en ligne, lorsqu'ils ne connaissent pas les évaluations des biens par les autres ? Quels contacts les influenceurs choisissent-ils de "taguer" pour diffuser des informations et des opinions ? Lorsque nous voyons des utilisateurs des plateformes en ligne contribuer généreusement, pouvons-nous attribuer leur comportement à des préoccupations d'égalité ? De plus, la durée demandée de cette subvention ANR me permettra de compléter et de comparer les résultats d'expériences de laboratoire avec l'analyse de données d'observation recueillies sur des plateformes numériques (eBay, Twitter et Facebook respectivement). Ces projets feront progresser notre connaissance des réseaux sociaux numériques dans une trajectoire interdisciplinaire, en combinant l'intérêt pour les incitations individuelles qui est au cœur de l'économie avec l'attention portée aux aspects cognitifs et comportementaux, emblématiques des sciences de la décision et des sciences sociales.

ANR

2021

POLECOWW2 — Economie politique historique de la seconde guerre mondiale en France

L’objectif de ce projet interdisciplinaire est d’étudier les conséquences socio-démographiques, économiques et politiques de la seconde guerre mondiale en France. Pour ce faire, nous utiliserons des données historiques et en utilisant les méthodes de l’économie et de la science politique. Ce projet considère les effets de la guerre à court, moyen et long terme à travers trois principales dimensions : occupation étrangère et violences internes, réactions des élites et changements institutionnels durant le conflit, et, finalement, guerre internationale de libération. Selon la littérature traitant des conflits ayant lieu principalement dans des contextes différents de la France, il apparait que les conflits peuvent affecter le capital humain, le capital économique, le capital social, la confiance dans les institutions ainsi que la confiance interpersonnelle, la légitimité des décideurs publics, et enfin les inégalités entre les hommes et les femmes. Afin d’étudier empiriquement de possibles effets de cette nature de la Seconde Guerre Mondiale en France, le projet s’appuie sur une collecte originale de données venant de multiples sources et permettant de mesurer l’intensité des trois principales dimensions du conflit. Les variations géographiques dans l’intensité du conflit au niveau local seront ensuite confrontées à des mesures socio-économiques et politiques. En complément des études monographiques et qualitatives, le projet doit permettre d’élargir nos connaissances des effets de cette guerre et d’offrir un matériel empirique novateur à l’économie politique historique. Pour ce faire, le projet considère la Seconde Guerre Mondiale à différentes échelles géographiques et temporelles afin de mesurer son impact sur les inégalités au sein des territoires et entre territoires. Au-delà de ces variations géographiques et temporelles, le projet s’intéressera aux inégalités dans leur ensemble, qu’elles soient générationnelles ou de genre.

ANR

2021

DISPOVER — Dynamiques de la pauvreté en temps de Covid-19

Il est aujourd’hui communément admis que les ménages en situation de pauvreté, et plus généralement les ménages aux conditions de vie les plus précaires, sont les plus durement affectés par la crise engendrée par l’épidémie de Covid-19, du fait d’une plus grande exposition aux risques sanitaires et aux conséquences économiques et sociales de cette crise. En France, il a été évoqué que cette crise multidimensionnelle pourrait faire basculer dans la pauvreté près d’un million de personnes supplémentaires, en particulier des jeunes, des femmes ou des familles. Pour autant, tout juste un an après le début de la crise et faute de données adéquates et rapidement mobilisables, certaines estimations relayées dans les médias n’ont toujours pas fait l’objet de mesures précises, si bien que l’ampleur et la nature exacte des impacts de cette crise sur la pauvreté restent encore largement méconnus. Ce manque de connaissances constitue un frein majeur à l’implémentation de politiques publiques à même de répondre à cette crise inédite et à en limiter les impacts sur les populations les plus fragiles. Le projet DISPOVER se propose, à travers un partenariat avec le Secours Catholique-Caritas France (SCCF), de combler ce manque de connaissances sur les dynamiques de pauvretés induites par l’épidémie de Covid-19 en France. Tirant partie de l’exploitation des informations que l’association collecte en temps réel auprès des ménages qu’elle accompagne, ce projet entend apporter un éclairage inédit, à la fois quantitatif et qualitatif, sur l’évolution des profils de pauvreté pendant la crise sanitaire. Il poursuit deux objectifs : (1) l’analyse de l’impact de la crise sur les conditions de vie des ménages en situation de pauvreté à court et moyen terme, et (2) la description des nouveaux profils de pauvreté engendrés par la crise à court et moyen terme. Pour atteindre ces objectifs, le projet prévoit la mise en place de deux dispositifs de production de données. Le premier reposera sur la saisie à trois périodes-clés – avant le début de la crise, 1 an et 2 ans après – des données contenues dans un échantillon représentatif de dossiers d’accueil que chaque ménage renseigne lorsqu’il est reçu par l’une des équipes du SCCF. Dix délégations, et trente équipes d’accueil réparties sur tout le territoire, seront associées au projet, afin d’assurer une variabilité des situations observées au regard du milieu de résidence (urbain, périurbain et rural) et de l’intensité de l’épidémie. Ces données permettront une analyse longitudinale et multivariée des profils des ménages en situation de pauvreté, et de leur situation budgétaire, pendant les deux premières années de la crise. Le deuxième dispositif, financé par l’association, reposera sur une enquête auprès d’un échantillon de bénéficiaires de l’aide alimentaire d’urgence du SCCF. Il permettra d’analyser les profils des ménages ayant sollicité cette aide durant la crise, et de les comparer à ceux des ménages que l’association accompagne en temps normal. Ces analyses quantitatives seront mises en perspective par la mobilisation d’une troisième source d’informations collectées auprès du monde associatif. Le SCCF, association de premier plan dans lutte contre la pauvreté, participe depuis plus de 20 ans à la production de données et de connaissances sur la précarité. Son rapport statistique annuel est reconnu par l’ensemble des acteurs publics, associatifs et académiques engagés dans la lutte contre la pauvreté, comme un complément précieux à la statistique publique. Le maillage territorial fin de l’association, présente dans toute la France en zones urbaines et rurales, et son accès à des populations précaires invisibilisées dans la statistique publique, contribuent à la richesse des données et à faire de son rapport statistique une référence. Depuis 2016, les analyses et la rédaction du rapport sont réalisées par une statisticienne et deux chercheurs en économie, tous trois à l’origine du projet DISPOVER.

ANR

2015

CLUSTER93 — Cluster audiovisuel et dynamiques créatives locales sur le territoire du Nord Parisien

La concentration d'entreprises et d'emplois dans l'audiovisuel la plus importante en France (45% des établissements et 65% des effectifs de la filière image) est observée dans le Nord parisien (Pôle Média Grand Paris [2013]). Ce territoire est également caractérisé par une forte densité de son tissu culturel alternatif et créatif (communautés artistiques, formations, lieux, associations...). Malgré cette coexistence, les interactions entre ces deux mondes s'avèrent relativement limitées en Seine-Saint-Denis. Or, comme l'ont montré nombre d'expériences à l'échelle internationale, de tels liens sont essentiels et peuvent être mutuellement avantageux pour tous les acteurs d'un territoire créatif. L'absorption de la créativité locale par les sociétés de production audiovisuelle peut accentuer leur différenciation face à une forte concurrence internationale. Symétriquement, les grands acteurs de l’audiovisuel peuvent mettre en lumière des pratiques et des acteurs qui peinent à standardiser leurs pratiques ou à passer à l’échelle. Ainsi, au niveau du territoire, la multiplication des interactions entre les différents acteurs pourrait générer des externalités positives : valorisation accrue des productions artistiques locales, amélioration de la qualité de vie et de la cohésion sociale dans les quartiers, etc. L'objectif de ce projet collaboratif et pluridisciplinaire (économie, gestion, géographie, sciences de la communication, sociologie) est précisément de mettre en évidence les conditions structurelles et comportementales d'un ancrage territorial durable des activités audiovisuelles. Il s'agira pour cela de qualifier et de cartographier les acteurs, les infrastructures, les lieux et les liens s'établissant (ou susceptibles de se nouer) au sein et entre les différentes strates composant le territoire créatif du Nord parisien. Nous mettrons également en place des expérimentations nous permettant d'analyser les conditions d'émergence de structure plus petites (middleground) et susceptibles de stimuler cette intégration et la formation d'un cluster audiovisuel. Le projet est porté par six institutions de recherche [Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 (IRCAV), Université Vincennes-Saint-Denis-Paris 8 (ESTCA), Université de Rennes I (CREM), Université Paris-Sud (RITME), Ecole Polytechnique (CRG) et l'Université Paris Est (LATTS)] et deux partenaires professionnels établis à Saint-Ouen [Commune Image (tiers-lieu) et Fidé (festival de documentaires)]. Les partenaires recherche sont spécialisées dans l'économie du cinéma et de l'audiovisuel (IRCAV, ESTCA), l'économie urbaine et de la créativité (CREM en association avec des chercheurs d'HEC Montréal), l'économie numérique (RITM, CREM), la sociologie et l'aménagement (LATTS, IRCAV) et le management de la créativité (CRG).

Data provenance

Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.