DYPAC · Unité propre
Dynamiques patrimoniales et culturelles
Affiliation
DYPAC (anciennement "États, Société, Religion" de 1994 à 2014) est un laboratoire pluridisciplinaire (histoire, littérature, langues) spécialisé dans l'étude de la culture, du patrimoine et des matérialités anciennes, de l'Antiquité jusqu'à la fin de l'époque moderne.
Text: Annuaire de l’établissement · Text available in French only.
436
HAL publications
13
Researchers
10
Projects
Parent institutions
Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay
Location
Guyancourt
Founded
1998
Persistent identifiers
References for this unit in public registries: they allow cross-checking with other sources and do not change when the name does.
Fields
Share of HAL publications by field
History
197
Literature
98
Art and art history
48
Archaeology and Prehistory
32
Musicology and performing arts
15
Linguistics
13
Cultural heritage and museology
8
History, Philosophy and Sociology of Sciences
8
Law
6
Material chemistry
4
Frequent keywords: moyen âge, france, philologie, histoire des collections, women playwrights, femmes dramaturges, études théâtrales, mise en scène, matrimoine, autrices
Researchers
13 people who have published since 2022
Projects
10 projects
2025
Le musée national de la Renaissance au château d’Écouen conserve plusieurs milliers de fragments archéologiques de terre cuite et de plâtre provenant de l’atelier parisien du célèbre céramiste de la Renaissance Bernard Palissy (1510-1590), fouillé dans les années 1980. Installé au jardin des Tuileries à partir de 1565, il travaille à la création d’une grotte artificielle pour Catherine de Médicis, après avoir œuvré à un premier projet pour le connétable Anne de Montmorency. L’innovation majeure de ces constructions réside d’une part dans le matériau employé, la terre cuite glaçurée, d’autre part dans son répertoire dit de “rustiques figulines”, mêlant les représentations naturalistes d’animaux, de végétaux et de minéraux moulés sur nature. Le musée du Louvre financera, dans les mois précédents le post-doctorat, la numérisation 3D d’une sélection de fragments représentative des divers éléments constitutifs des grottes de Palissy. Dans le cadre du post-doctorat, ces données numériques seront traitées puis mises à la disposition de la communauté scientifique, par le biais d’un site web sémantique hébergé par les serveurs d’Huma-Num. Une fois cet équipement achevé et mis en ligne, le projet PALINUM vise à formuler et développer des hypothèses de restitution de ces grottes, en composant avec l’hétérogénéité des sources et les lacunes de l’information. À cet objectif de recherche scientifique au sens strict s’ajoute un volet de conception d’outils numériques à des fins de médiation scientifique et culturelle, destinés à un large public autant qu’à la communauté scientifique, dans le cadre de l’exposition temporaire programmée en 2027 au musée du Louvre et en vue du renouvèlement de la muséographie des salles du musée national de la Renaissance à Écouen.
2024
Le projet TITULI a pour ambition d'étudier une source méconnue du Moyen ge : les rouleaux des morts. Ces rouleaux contenaient des avis de décès que moines et chanoines faisaient circuler à travers l’Europe pour informer leurs confrères de la mort de l’un des leurs et pour solliciter des prières pour le défunt. Ces documents sont formés d’une lettre de départ (encyclique), confiée au porteur du rouleau, à laquelle étaient adjoints, à chaque étape du voyage, des titres (tituli) honorant la mémoire du défunt et promettant des prières. Les 471 rouleaux des morts antérieurs à 1536 et conservés aujourd’hui ont été édités en 5 volumes par Jean Dufour (Dufour, 2005-2013). Les rouleaux des morts, par leur écriture progressive au cours de leur déplacement, constituent des documents exceptionnels pour étudier les phénomènes de circulation dans le monde médiéval de la latinité, qu’il s’agisse de personnes – le rotuliger ou porte-rouleau –, d’objets – le rouleau et les matériaux nécessaires à sa production – mais également de modèles d’écriture – (paléo)graphiques et textuels – attestant de proximités culturelles et institutionnelles. Le projet poursuit trois objectifs principaux : 1) contribuer à une histoire des circulations et des déplacements dans l’Europe médiévale qui pourra conduire, par l’étude des réseaux, à mieux connecter des évolutions scripturales, liturgiques et culturelles observées à l’échelle locale 2) concourir, à partir du cas des rouleaux des morts, à l’étude de l’usage et de la résilience des réseaux de communication terrestres 3) compléter, par un travail de modélisation des déplacements des porte-rouleaux, l’étude des réseaux ecclésiastiques de l’époque médiévale.
2024
Beppe Fenoglio (Alba, 1922 – Turin, 1963) est l’écrivain qui, plus que d’autres, a réussi à raconter l’histoire de la Résistance italienne. Depuis 2013, date de la découverte de ses armes, l’intérêt pour ses œuvres et son activité de résistant n’a cessé de croître, conduisant à la numérisation de ses textes en 2022, dans le cadre du centenaire de la naissance de l’auteur. À cette occasion, Giovanni Pietro Vitali a été nommé responsable des activités numériques dédiées à l’écrivain par le Centre d’études Beppe Fenoglio à Alba. Parmi les manuscrits numérisés, il y a Ur Partigiano Johnny. Notre projet vise à proposer l’étude philologique et l’édition numérique de ce texte, qui a une valeur historique fondamentale : il est le seul témoin écrit des activités militaires de l’aéroport de Vesime que les Alliés avaient réussi à mettre en place au-delà de la ligne du front contrôlée par les nazis. Ce manuscrit avait été publié à titre posthume par l’éditeur Einaudi en 1978, mais cette édition ne tient pas compte de tous les documents récemment découverts. Cette œuvre inachevée, en anglais, est pratiquement inconnue et ignorée par la critique : l’édition de 1978, aujourd’hui introuvable, est la seule. Ur Partigiano Johnny mérite une nouvelle attention, mettant en évidence sa valeur scientifique indispensable pour l’étude de l’oeuvre de Fenoglio : il peut en effet être considéré comme une pièce fondamentale du grand roman de la Résistance, que Fenoglio voulait écrire et n’a pas pu terminer et que l’on tend aujourd’hui à identifier avec Il Partigiano Johnny (Einaudi, 1968). Le résultat de cette nouvelle recherche sera une édition actualisée et innovante (dans les matériaux considérés, les méthodes et les technologies employées) et entièrement accessible, qui répondra à un besoin répandu dans la communauté scientifique.
2021
Avec la croissance économique des XIIe-XIIIe s., les objets du quotidien en alliage à base de cuivre se diffusent progressivement dans toute l’Europe sous la forme d’accessoires du vêtement, de vaisselles de table et de cuisine. Ce projet propose de les examiner sous l’angle de leur matérialité, à travers une double lecture : celle de la composition des alliages (en lien avec leur statut, leur diffusion, leur représentation sociale, les modes de consommation et les choix des artisans) et celle des marqueurs que constituent les éléments traces et ultratraces. Son objectif est de comprendre, d’une part, les contraintes guidant le choix des compositions d’alliages dans les ateliers (axe 1) et, d’autre part, d’identifier les différents circuits d’approvisionnements en matières premières, qu’il s’agisse de cuivre neuf ou d’alliages recyclés, ces derniers constituant une part importante des métaux utilisés dans les ateliers (axe 2). Pour la période médiévale, les connaissances actuelles sur l’exploitation des mines de cuivre sont trop partielles pour envisager de relier la matière des objets aux gisements et de dresser une carte de provenance. L’ambition de ce deuxième axe innovant est de contourner ce verrou méthodologique en mettant en évidence des aires de diffusion et de circulation du cuivre plutôt que des provenances situées (les mines), et ce en identifiant des éléments traces et ultratraces discriminants. Une attention particulière sera portée à l’intensité du recyclage, et à la vie des objets d’un point de vue anthropologique, révélant les différents moyens de récupération et de réutilisation du métal dans les ateliers. Ces approches s’accompagnent d’une réflexion méthodologique transversale (axe 3) sur la façon de croiser les données des différents champs disciplinaires (archéologie, archéométrie, histoire). Cette réflexion a pour ambition de pouvoir être appliquée à d’autres contextes chrono-culturels pour lesquels le croisement de sources est possible et pertinent.
2020
Le projet DLab SHS souhaite proposer aux chercheurs, et notamment aux partenaires du réseau DIM, une offre de services et un accompagnement à propos de la collecte, du stockage, de la description, de la diffusion et de l’archivage des données. Le projet DLab SHS a pour but d’intervenir sur les verrous institutionnels, techniques et humains qui entravent le « travail de la donnée », en particulier dans les projets en SHS. DLab SHS souhaiterait bénéficier d’une solide base d’équipements (imprimante 3D, NAS, scanner 3D, casque de réalité virtuelle, etc.) pour permettre aux chercheurs de se positionner au coeur de la gestion des données de la recherche. La culture des données et les principes FAIR structureront la démarche du projet DLab SHS qui se propose d’intervenir de trois manières différentes : la formation, l’accompagnement personnalisé de projets, la mise à disposition d’outils.
2019
Le projet Huma3D a pour objectif de doter les laboratoires CHCSC, DYPAC, la Plateforme géomatique de l’EHESS et le programme ArcheoFab d’Arscan d’un Laser Scanner 3D permettant la finalisation de projets de recherche en cours dans le domaine des études culturelles et patrimoniales. Cet équipement permettra également le développement conjoint de projets interlaboratoires portant sur des espaces ou de lieux du patrimoine culturel ou naturel nécessitant une modélisation 3D. Ces projets seront développés dans le cadre du réseau des laboratoires du DIM MAP en interaction étroite avec les dispositifs de formation par la recherche, pilotés dans le cadre des laboratoires à destination des étudiants avancés de niveaux Master et Doctorat.
2018
Le projet DOPAMINE (Données Patrimoniales : Méthodes, Infrastructures, Exploitations), vise à mener une réflexion transversale au DIM « Matériaux anciens et patrimoniaux » et aux différents projets soutenus par celui-ci, afin de définir un modèle de traçabilité des données d’expérience, et de formuler des actions concrètes qui puissent aider l’ensemble du réseau du DIM à mieux définir ses politiques en matière de données, à répondre de manière informée aux demandes de l’Open Access, mais aussi de s’intégrer dans la définition d’une composante numérique au niveau français, et si possible au niveau européen (infrastructure E-RIHS, futurs projets Horizon Europe). L’objectif est de savoir associer à chaque jeu de données une sorte de certificat d’identité reflétant son mode de production, de gestion et de diffusion et tenant compte des spécificités des sciences du patrimoine, telles que la dimension expérimentale de projets conduits par des équipes multidisciplinaires aux compétences diverses et variées, notamment quand il s’agit de projets intégrés comme ceux du DIM, incluant souvent des aspects méthodologiques innovants. Le projet s’appuie sur trois volets : - Recueil des attentes et accompagnements des projets doctoraux et postdoctoraux du réseau DIM Matériaux anciens et patrimoniaux - Spécification d’une charte de réutilisation des données en contexte patrimonial - Proposition d’évolution de la plate-forme SciencesCall de l’UMS CCSD (CNRS, Univ. de Lyon et Inria) pour y intégrer des mécanismes de traçabilité
2018
Le DIM Matériaux anciens et patrimoniaux organise une journée thématique autour de son axe « Usages, réflexivité, archives » : « Suivre le patrimoine à la trace ». L’événement aura lieu le 29 mars 2019 (9h – 17h) aux Archives Nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine. En rassemblant historiens, historiens de l’art, sociologues, anthropologues et conservateurs, nous nous demanderons comment « suivre la patrimoine à la trace » et, plus précisément, comment les sciences humaines et sociales, en lien avec les sciences expérimentales, contribuent à l’identification, l’interprétation et la conservation des traces du passé inscrites dans les matériaux anciens et patrimoniaux.
2017
Le projet a pour but, à partir de l’analyse d’une sélection de manuscrits chartrains datés du XIVe siècle, de constituer une nouvelle méthodologie d’étude des pratiques d’écriture au sein d’un scriptorium médiéval, qui intègre aux données codicologiques traditionnellement prises en compte, l’analyse des matériaux constitutifs (encre, parchemin support). Les encres, au même titre que le support – parchemin ou papier – ou le style de l’écriture – analyse paléographique –, constituent une donnée essentielle pour identifier les modalités et le contexte de production des textes. Pourtant, faute d’une méthodologie adaptée, les encres comme le support restent peu utilisés par les sciences humaines et sociales pour comprendre comment les manuscrits sont produits. Il s’agira donc de mettre en place, de façon interdisciplinaire, cette méthodologie et proposer, ainsi, de nouvelles connaissances sur la production des manuscrits à la fin du Moyen Âge. Deux questions sont au centre du projet : disposer de données précises sur la variabilité de la composition des encres métallogalliques et sur l’identification du support, fondées sur une sélection d’échantillons établie à partir de l’analyse paléographique et codicologique des manuscrits ; bâtir une méthodologie permettant l’intégration de ces données à l’étude de la production des manuscrits dans les scriptoria et ateliers d’écriture au Moyen Âge.
2017
Ce projet correspond à l’achat d’un « scanner » de microfluorescence X rapide (_FRX) destiné à analyser de manière non invasive et non destructive les compositions élémentaires de grands échantillons. Il d’agit d’un spectromètre équipé d’un système de balayage rapide permettant de réaliser des cartographies chimiques élémentaires de la surface des objets (jusqu’à une profondeur variable selon les matrices et les pics d’émission considérés). L’appareil permet d’analyser de grandes surfaces (jusqu’à 800 mm x 600 mm). La taille du faisceau d’analyse peut être ajustée, jusqu’à une dimension minimale de 100 _m, en fonction de la structure de l’échantillon ou de la résolution désirée. Les performances analytiques de cet appareil sont intermédiaires entre celles d’un spectromètre portable et celles d’une ligne synchrotron (en matière de résolution spatiale notamment). L’appareil sera donc un outil privilégié pour affiner des mesures préliminaires faites avec des appareils portables ou, au contraire, identifier sur un objet les zones les plus pertinentes à une analyse sur ligne synchrotron. Il a été spécifiquement conçu pour les objets du patrimoine de formes et dimensions variées, nécessitant des précautions particulières quant à leur manipulation : les cartographies peuvent être réalisées verticalement ou horizontalement et, en dépit de son poids (300 kg), l’appareil, monté sur roulette, peut être aisément déplacé à l’intérieur d’un local. L’appareil permettra d’analyser la composition élémentaire de surfaces planes d’objets du patrimoine de nature très variées : fossiles (typiquement sur argilites), minéraux (repérage de mélanges de phases solides), comètes (sur des sections polies), carottes géologiques (sur une tranche rectiligne), tissus, poteries, masques, objets décorés, et documents graphiques, pour n’en citer que quelques-uns.
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.