EST · Unité propre
Etudes sur les Sciences et les Techniques
L'unité de recherche "Etudes sur les sciences et les techniques" (EST), équipe d'accueil de l'Université Paris Saclay, a pour champs de recherche l’histoire des sciences et des techniques, la didactique des sciences expérimentales et des mathématiques, et les sciences de l’éducation.
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0
HAL publications
20
Researchers
4
Projects
Parent institutions
Université Paris-Saclay
Location
Orsay
Founded
1992
Director
Ghislaine GUEUDET
Persistent identifiers
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Researchers
20 people who have published since 2022
Projects
4 projects
2024
Cette recherche concerne la compréhension des causes des difficultés vécues par les étudiant.es primo-entrant.es à l’université dans les filières scientifiques. Nous nous intéressons aux malentendus entre enseignant.es et étudiant.es à propos des pratiques d’étude et d’enseignement favorisant les apprentissages, et postulons que ceux-ci peuvent résulter de décalages entre les croyances et les attentes des étudiant.es et des enseignant.es. Ces croyances et attentes peuvent concerner des aspects transversaux indépendants des savoirs en jeu comme des aspects liés à ces savoirs ; nous faisons l’hypothèse qu’elles peuvent différer selon les filières et selon le genre. Considérant que le processus d’acculturation à l’université dépend du contexte d’études mais également des contenus de savoir nous articulons, au sein des sciences de l’éducation, des approches sociologiques, psychologiques et didactiques (en sciences expérimentales et en mathématiques). Notre étude s’appuie sur un cadre théorique qui combine en particulier le concept de croyances avec celui de contrat didactique, qui est un système d’attentes pour la plupart implicites. Nous nous intéressons aux différences entre croyances et attentes des étudiant.es et des enseignant.es et aux évolutions des croyances et attentes des étudiants au cours de la première année d’université. Relativement à ces différences et évolutions nous poursuivons trois objectifs articulés : (1) les identifier ; (b) identifier les spécificités de certains groupes d'enseignants et d'étudiants (selon la discipline et le genre en particulier) ; (c) expliquer certains des changements et certains des décalages qui subsistent à la fin de la première année par des facteurs situationnels et/ou individuels (notamment les parcours de socialisation genrés). Notre dispositif d’enquête adoptera une méthodologie mixte. Nous réaliserons une première phase d’observations de séances et d’interviews avec des enseignants et des étudiants (les disciplines ciblées sont la biologie, la chimie, la physique, et les mathématiques comme discipline de service dans les filières des sciences expérimentales). Cette première phase qualitative et nos travaux précédents nous permettront d’identifier des décalages possibles entre étudiant.es et enseignant.es, et de concevoir des questionnaires à destination d’étudiant.es et de leurs enseignant.es ciblant ces décalages. Dans une deuxième phase, quantitative, nous administrerons un questionnaire à des étudiant.es en début de leur première année à l’université, puis à ces mêmes étudiants en fin de leur première année (3400 étudiant.es). Nous administrerons également un questionnaire à leurs enseignant.es de sciences expérimentales et de mathématiques (300 enseignant.es). Finalement, une troisième phase d’observations et d’entretiens approfondira les résultats obtenus par l’analyse des réponses au questionnaire. Ceci nous permettra d’identifier les décalages entre croyances et attentes des enseignant.es et des étudiant.es, leur évolution au cours de la première année d’études, ainsi que des facteurs situationnels et/ou individuels amenant ces décalages à s’atténuer ou à subsister, et donc favorisant ou non l’établissement d’un contrat didactique partagé entre enseignant.es et étudiant.es au cours de la première année d’université.
2022
Grâce à une analyse collective et transversale, l’objectif de FONDASCIENCE est d’étudier, sur la période de 1910 à 1956, le rôle des fondations philanthropiques dans le développement de la recherche scientifique, par l’exploitation d’archives jusqu’à présent peu questionnées ou même totalement inédites. L’hypothèse de départ est que la structuration de la recherche publique française actuelle est née de l’association étroite entre quelques fondations/fonds/associations et une poignée de savants influents. De nombreux travaux dans le domaine de l’histoire sociale ou de l’histoire de l’art ont été consacrés au mécénat et à la philanthropie des dynasties financières, commerciales ou industrielles aux XIXe et XXe siècles. En revanche, peu d’études existent sur les fondations philanthropiques dédiées à la science. De même, si la question du poids des institutions scientifiques de province par rapport à Paris a bien été réévalué depuis les années 1980, celle du mécénat Paris/province reste inexplorée. De nombreuses fondations ainsi que leurs réalisations, comme l’IBPC, constituent un pan aveugle de l’histoire de la recherche, tout comme subsistent des zones d’ombre pour la période de la Seconde Guerre mondiale. Le projet est structuré en trois axes : 1) une analyse croisée des fondations philanthropiques scientifiques (1910-1939) en France et en Belgique pour ébaucher une cartographie des régimes philanthropiques et en dégager si possible quelques « modèles » ; 2) une étude sur la période 1927-1939 de l’Institut de Biologie Physico-Chimique (IBPC) né de la Fondation créée par Jean Perrin et Edmond James de Rothschild, elle questionnera l’interdisciplinarité promue grâce à une méthodologie novatrice s’appuyant sur un corpus inédit, ainsi que l’insertion de l’institut dans son environnement scientifique, institutionnel et géographique (Montagne Sainte-Geneviève) ; 3) le positionnement des fondations dans un contexte nouveau où émerge et se structure une recherche scientifique publique (1939-1956, -colloque de Caen-). Outre l’exploitation de sources originales (archives de la banque Rothschild (Roubaix), The Rothschild Archive (Londres), Rockefeller archive center (New York State), Fonds National de la Recherche Scientifique (Bruxelles), Institut Henri Poincaré, IBPC, Instituts Pasteur de Lille et de Paris, etc.), le projet se caractérise par une approche résolument croisée, et en faisant varier les échelles du local au national et à l’international. Il s’appuie sur la constitution de bases de données prosopographiques. De plus, l’étude spécifique de l’IBPC s’inscrira dans le courant historiographique du « material turn » en combinant sources écrites, visuelles et matérielles (et non à leur simple juxtaposition). Le projet assurera également la protection pérenne de ces archives inédites (numérisation) puis leur valorisation dans une démarche de science ouverte : publications dans des revues françaises et internationales, un ouvrage de référence, un carnet de recherche, bases de données prosopographiques, et une exposition en ligne, un colloque. Coordonné par le Directeur de l’IBPC, trois équipes complémentaires rassemblent des spécialistes de l’histoire des interactions entre science, industrie et États, de l’histoire de l’innovation, des finances publiques et privées, de la recherche publique, du mécénat et de la philanthropie, des institutions scientifiques, de l’architecture, des études visuelles et matérielles. Au-delà de l’originalité de son objet, la philanthropie scientifique, FONDASCIENCE est novateur en ce qu’il pose comme hypothèse de départ qu’aux côtés de l’État et des scientifiques, la philanthropie a joué un rôle décisif dans l’évolution et la structuration de la recherche publique. Il permettra également de mieux comprendre les ressorts de l’organisation de la recherche française dans la longue durée et de contribuer ainsi à ses évolutions et débats actuels.
2022
Grâce à une analyse collective et transversale, l’objectif de FONDASCIENCE est d’étudier, sur la période de 1910 à 1956, le rôle des fondations philanthropiques dans le développement de la recherche scientifique, par l’exploitation d’archives jusqu’à présent peu questionnées ou même totalement inédites. L’hypothèse de départ est que la structuration de la recherche publique française actuelle est née de l’association étroite entre quelques fondations/fonds/associations et une poignée de savants influents. De nombreux travaux dans le domaine de l’histoire sociale ou de l’histoire de l’art ont été consacrés au mécénat et à la philanthropie des dynasties financières, commerciales ou industrielles aux XIXe et XXe siècles. En revanche, peu d’études existent sur les fondations philanthropiques dédiées à la science. De même, si la question du poids des institutions scientifiques de province par rapport à Paris a bien été réévalué depuis les années 1980, celle du mécénat Paris/province reste inexplorée. De nombreuses fondations ainsi que leurs réalisations, comme l’IBPC, constituent un pan aveugle de l’histoire de la recherche, tout comme subsistent des zones d’ombre pour la période de la Seconde Guerre mondiale. Le projet est structuré en trois axes : 1) une analyse croisée des fondations philanthropiques scientifiques (1910-1939) en France et en Belgique pour ébaucher une cartographie des régimes philanthropiques et en dégager si possible quelques « modèles » ; 2) une étude sur la période 1927-1939 de l’Institut de Biologie Physico-Chimique (IBPC) né de la Fondation créée par Jean Perrin et Edmond James de Rothschild, elle questionnera l’interdisciplinarité promue grâce à une méthodologie novatrice s’appuyant sur un corpus inédit, ainsi que l’insertion de l’institut dans son environnement scientifique, institutionnel et géographique (Montagne Sainte-Geneviève) ; 3) le positionnement des fondations dans un contexte nouveau où émerge et se structure une recherche scientifique publique (1939-1956, -colloque de Caen-). Outre l’exploitation de sources originales (archives de la banque Rothschild (Roubaix), The Rothschild Archive (Londres), Rockefeller archive center (New York State), Fonds National de la Recherche Scientifique (Bruxelles), Institut Henri Poincaré, IBPC, Instituts Pasteur de Lille et de Paris, etc.), le projet se caractérise par une approche résolument croisée, et en faisant varier les échelles du local au national et à l’international. Il s’appuie sur la constitution de bases de données prosopographiques. De plus, l’étude spécifique de l’IBPC s’inscrira dans le courant historiographique du « material turn » en combinant sources écrites, visuelles et matérielles (et non à leur simple juxtaposition). Le projet assurera également la protection pérenne de ces archives inédites (numérisation) puis leur valorisation dans une démarche de science ouverte : publications dans des revues françaises et internationales, un ouvrage de référence, un carnet de recherche, bases de données prosopographiques, et une exposition en ligne, un colloque. Coordonné par le Directeur de l’IBPC, trois équipes complémentaires rassemblent des spécialistes de l’histoire des interactions entre science, industrie et États, de l’histoire de l’innovation, des finances publiques et privées, de la recherche publique, du mécénat et de la philanthropie, des institutions scientifiques, de l’architecture, des études visuelles et matérielles. Au-delà de l’originalité de son objet, la philanthropie scientifique, FONDASCIENCE est novateur en ce qu’il pose comme hypothèse de départ qu’aux côtés de l’État et des scientifiques, la philanthropie a joué un rôle décisif dans l’évolution et la structuration de la recherche publique. Il permettra également de mieux comprendre les ressorts de l’organisation de la recherche française dans la longue durée et de contribuer ainsi à ses évolutions et débats actuels.
2021
Ce projet étudie, du point de vue historique, les processus de patrimonialisation dont les mathématiques ont fait l’objet, du XVIIIe au XXe siècle, via des supports imprimés rassemblant ce qu'il vaut la peine de conserver des savoirs mathématiques (encyclopédies, dictionnaires spécialisés ou généralistes, œuvres complètes de mathématiciens, collections de traités et de manuels) ou destinés à rassembler et répertorier une partie des savoirs déjà produits (bibliothèques, répertoires bibliographiques). En étudiant ces processus dans le temps long et dans une perspective d’histoire sociale et culturelle mobilisant les échelles locales, nationales et internationales, il vise à comprendre ce qui fait patrimoine en mathématiques à une époque et pour une communauté données, comment il est fait patrimoine par sélection, appropriation, adaptation des savoirs et des pratiques, et comment on mobilise un patrimoine pour pratiquer les mathématiques, pour construire l’identité d’un groupe ou pour légitimer la discipline. La période étudiée (du XVIIIe au XXe siècle) et la large échelle géographique (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Italie) permet d’inscrire ce processus dans la longue durée et de prendre en compte la diversité des logiques sociales qui président à la constitution de patrimoines mathématiques (milieux professionnels, enseignement, grand public). Le projet s'appuie sur une réflexion sur les humanités numériques, comme outil de patrimonialisation mais aussi comme outil de recherche pour les travaux en SHS et comme outil de communication permettant à un large public d’avoir accès à une partie de plus en plus importante du patrimoine culturel et scientifique. La création et l’animation d’une plateforme numérique permet ici de tirer parti de ces possibilités, mais aussi de faire revivre et de faire connaître à un large public, notamment enseignant, des pans méconnus du patrimoine mathématique, Le projet aborde la patrimonialisation des mathématiques suivant trois problématiques complémentaires, dans lesquelles se conjuguent analyses quantitatives et approches par cas: - Dynamiques patrimoniales et communautés: Le projet vise à identifier et à répertorier, notamment au moyen d’une base de connaissances bibliographiques et biographiques, des ensembles patrimoniaux variés selon les époques et les espaces géographiques et/ou socio-professionnels. Il s’appuis pour cela sur une des dictionnaires et encyclopédies spécifiquement dédiées aux mathématiques ainsi que l'insertion des mathématiques dans des publications de ce type destinées à des communautés spécifiques (ingénieurs, artisans, femmes, etc.) ou à un large public, en France comme à l'étranger, - Patrimonialisation par sélection et accumulation: supports, lieux et acteurs Le projet propose également d'écrire une histoire par en bas des formes de patrimonialisation des mathématiques, visant à restituer les interactions des logiques individuelles, collectives et institutionnelles, pour comprendre les processus de constitution de patrimoines (sélection, contraintes, classement, inventaires), les enjeux de ces initiatives (préservation, transmission, délimitation de domaines) et leurs usages (apprentissage, construction de nouveaux savoirs, mémoire). - Légitimation patrimoniale et mémoire des mathématiques. En s’appuyant sur une étude fine des trajectoires patrimoniales de savoirs mathématiques particuliers, le projet permettra de mettre au jour les modes de légitimation de ce qui constitue, dans un espace social donné, de « bons » savoirs et de « bonnes » pratiques, les réactualisations par l'usage que cette légitimation permet et les formes d'oubli qu'elle induit. L'examen des postérités des acteurs et actrices des mathématiques conduira à interroger les processus de construction de généalogies et de filiations, et le rôle des « figures mathématiciennes » dans la construction de valeurs et identités associées aux mathématiques.
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.