Home
→
Projects
→

RESC_EU

ANR · 2025

RESC_EU — Résilience de la prise en charge en oncologie en Europe: évaluer et amélirer la résilience de la prise en charge en oncologie face aux chocs

Funding: €35,998

1 partner

Funder page ↗

Il est dans l'intérêt de tous que les services de santé soient résilients, i.e. capables de résister aux perturbations, d'y réagir et de rebondir. Le concept de résilience a été exploré dans diverses disciplines : écologie, psychologie ; santé globale et politiques de santé ; ingénierie de la fiabilité et des risques ; science de la sécurité. Dans ce projet, nous nous intéressons à l'intersection entre « résilience des infrastructures » et « résilience des systèmes de santé ». Nous considérons les services de santé comme une infrastructure fondamentale des sociétés modernes, fournissant des soins préventifs, d'urgence et électifs en temps normal comme de crise. Différentes perturbations peuvent affecter ces systèmes. Des pandémies e.g. Covid-19 provoquent des pics soudains de demande. Les catastrophes naturelles réduisent les capacités si les services de santé sont touchés et peuvent générer une demande spécifique. Des dommages aux bâtiments ou des cyberattaques réduisent la capacité des hôpitaux. Les mouvements migratoires peuvent générer une demande accrue. Les événements climatiques, comme les vagues de chaleur, génèrent des pics de demande qui s'intensifieront et se multiplieront. La recherche en politiques de santé sur la résilience des services de santé reste essentiellement descriptive et qualitative, axée sur la réponse aux crises ou sur les caractéristiques générales susceptibles d’atténuer l'impact des perturbations (par exemple, les mécanismes de financement). En ingénierie de la fiabilité, les études se concentrent souvent sur des événements spécifiques qui affectent les hôpitaux, tels que les tremblements de terre ou les pandémies, ou sur des combinaisons spécifiques. Certaines catégories d'événements ont été laissées de côté ou traitées isolément, comme les cyberattaques. Des solutions multidisciplinaires sont nécessaires pour améliorer la préparation et la résilience des systèmes de santé. Nous avons besoin d'approches plus généralisables, adaptables à différents types de catastrophes, connectant divers acteurs (réseaux), tenant compte de la nature spatio-temporelle des différents aléas et qui permettraient, à terme, une évaluation complète des systèmes de santé face à de multiples perturbations potentielles. Nos travaux croisent la perspective de la « résilience des systèmes de santé » et celle de la « résilience des infrastructures » en ingénierie de la fiabilité, avec des contributions de l'épidémiologie, de la recherche sur les services de santé, de la recherche opérationnelle, du design et du génie industriel. Notre projet se concentrera sur les cancers solides chez l'adulte. Les résultats des soins contre le cancer sont un indicateur clé de la qualité globale des systèmes de santé dans les pays de l'UE et de l'OCDE confrontés à des défis emblématiques en termes d'interruptions de soins. Le cancer est une maladie répandue et sa prise en charge implique divers prestataires et de techniques : soins primaires, imagerie, biologie, chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Une meilleure compréhension de la résilience des soins en oncologie sera utile pour d’autres maladies. Nous allons : 1) Proposer des méthodes pour évaluer la vulnérabilité et la résilience des soins contre le cancer à l'échelle régionale/nationale ; 2) Analyser la manière dont les services de santé ont réagi aux perturbations passées, notamment des événements autres que les pandémies et les catastrophes naturelles, e.g. cyberattaques, incendies et pénuries de médicaments. 3) Proposer des modèles pour simuler, comparer et optimiser les réponses aux perturbations à partir d'un ensemble diversifié de paramètres et de perspectives 4) Impliquer les acteurs concernés à l’aide de méthodes collaboratives (e.g., jeux sérieux). 5) Évaluer la place des technologies numériques dans ce contexte, à la fois comme facteur d'atténuation et comme facteur de risque. Dans tous ces axes, nous combinerons des méthodes qualitatives et quantitatives.

Participating units of Université Paris-Saclay

Data provenance

Sources : scanR. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.