CPN - · Unité propre
Centre Pierre Naville
Rattachement
Thématiques
Créé en 1994, le Centre Pierre Naville (CPN) conduit ses activités scientifiques avec l'objectif de concilier recherche théorique et appliquée dans les domaines de la sociologie du travail, de l'emploi, de la formation, du développement des territoires et des politiques publiques, de la sociologie des innovations scientifiques et techniques et de la sociologie visuelle et filmique.Les recherches du CPN s'organisent autour de 3 axes principaux : Travail-Emploi-Formation, Innovations et territoires, Sociologie visuelle et filmique. Le CPN est en collaboration avec des partenaires (entreprises, collectivités, associations) notamment en formant des doctorants en thèse CIFRE, futurs spécialistes de la sociologie du travail et des organisations, de la formation professionnelle, des relations formation-emploi, des nouvelles configurations des espaces urbains, des enjeux des politiques publiques et des interactions « sciences-technologies-société».
Texte : Annuaire de l’établissement
587
Publications HAL
17
Chercheurs
2
Projets
Tutelles
Université d'Evry-Val d'Essonne, Université Paris-Saclay
Localisation
Évry
Création
1998
Identifiants pérennes
Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.
Domaines
Part des publications HAL par domaine
Sociologie
330
Science politique
30
Philosophie
17
Histoire
17
Sciences de l'information et de la communication
16
Art et histoire de l'art
16
Economies et finances
14
Héritage culturel et muséologie
13
Education
12
Gestion et management
9
Mots-clés fréquents : moyens de production, sciences humaines, spinoza, finance, actionnaires, affects, capitalisme, cinéma, travail, économie
Chercheurs
17 personnes ayant publié depuis 2022
Projets
2 projets
2025
En se proposant d’étudier la place désormais centrale des images et de leur circulation dans les activités politiques et les rapports État-société, le projet FOCALE entend participer au nécessaire aggiornamento des cadres conceptuels de la citoyenneté à l’heure de la démocratie numérique. L’évolution des structures et représentations sociales, l’émergence des mouvements sociaux et l’avènement de la société numérique ont contribué à une reconfiguration des expressions citoyennes et politiques. Le périmètre des acteurs et actrices impliqués dans la définition, la dénonciation et la mise à l’agenda des problèmes publics s’est considérablement élargi, ainsi que le répertoire de leurs actions. Cette nouvelle réalité de l’ordre informationnel recompose le double monopole historique des démocraties : celui de l’État à prescrire et instruire la citoyenneté normative, celui des journalistes de métier à garder l’accès à la publicité des informations. Collectifs mobilisés, ONG, entrepreneur·ses de morale, médias alternatifs se caractérisent en effet par leur capacité à mettre en circulation des discours textuels et visuels qui témoignent d'intentions contestataires et de conceptions alternatives dans les façons d'exprimer leur participation au politique. Le projet FOCALE entend étudier la dimension visuelle des tensions qui se nouent autour d’enjeux controversés de la vie politique française contemporaine et où sont engagées des définitions concurrentes de la citoyenneté démocratique. L’équipe qui porte le projet a choisi de focaliser l’analyse sur trois enjeux de lutte pour la visibilité politique dans la France contemporaine que nous avons sélectionnés pour leur relative longévité dans l’espace public. Le premier enjeu est celui des recours à la violence policière et ses justifications, enjeu marqué par des désaccords autour de la « citoyenneté manifestante » et l’expression de prétentions à l'exercice des droits citoyens de circuler et de manifester dans l’espace public (Fillieule & Tartakowsky, 2013). ii) Le deuxième enjeu politiquement controversé est celui de la gestion de la laïcité à l’école, enjeu marqué par des désaccords autour de la « citoyenneté scolaire » et l’expression de prétentions à l’exercice d’un droit citoyen à opiner sur le fonctionnement de l’école et les politiques scolaires (Barrère, Martucelli, 1999). iii) Le troisième enjeu est celui des orientations des politiques de préservation de l’environnement, enjeu marqué par des désaccords autour de la « citoyenneté écologique » et l’expression de prétentions d'un droit citoyen à vivre dans un environnement sain et à défendre des conceptions d’une politique désirable en ce domaine, y compris pour les générations futures. En faisant de l’école, de la rue et de la nature “un lieu du politique” (Neveu, 2005), c’est-à-dire un site d’actualisation des désaccords sur l’avenir commun, le projet interroge les modes contemporains de l’intervention citoyenne dans l’orientation et les modalités de l’action de l’État. L’enquête collective de l’équipe FOCALE vise à mesurer la part de la visualité dans les luttes de cadrage que se livrent les actrices et acteurs sociaux engagés dans la construction de ces agendas politiques. Forgée dans les années 1980 et 1990, l’armature théorique de la Frame Perspective n’a sans doute pas encore suffisamment reconsidéré la place prise par les images et leurs usages dans la fabrique des problèmes publics — du côté des policy makers comme du côté des actions citoyennes — après l’entrée dans le régime technico-médiatique numérique. Ce programme scientifique s’attachera donc à actualiser la Frame Analysis par l’adjonction des répertoires de visualisation. Et, ce faisant, il assume l’ambition d’élaborer et consolider un cadre analytique permettant aux politistes d’intégrer plus systématiquement l’approche visuelle dans différents agendas de la recherche en science politique.
2018
Plus de cinq millions de salariés occupent des emplois « non qualifiés » en France. Au cœur des mutations socio-productives, ils sont contraints de s’y adapter. Or, les voies pour sécuriser leur parcours professionnel sont loin d’être tracées alors qu’ils sont de plus en plus enjoints à en devenir les principaux acteurs. Cette injonction, portée par l’évolution des politiques publiques et du management de nombre d’entreprises, est érigée en pièce maîtresse de la sécurisation des parcours et de la performance des entreprises. Notre projet vise à interroger le rôle des entreprises dans les possibilités offertes aux salariés de se développer professionnellement. Pour y répondre, il adopte une ligne de recherche innovante articulant approche par les capacités, sociologie clinique et approche par les outils de gestion. L’originalité du projet repose aussi sur l’articulation entre une enquête longitudinale quantitative - le Dispositif d’information sur la Formation sur les Itinéraires des Salariés (DEFIS) - des investigations complémentaires qualitatives dans quatre secteurs (logistique, aide à domicile, chimie et agro-alimentaire) sous la forme d’entretiens biographiques et une recherche-intervention. C’est dans cette intrication de cadres méthodologiques que le projet SQUAPIN entend développer une recherche innovante. L’approche se veut à la fois croisée en ce qu’elle entre à partir d’entreprises relevant de divers secteurs contrastés et comparative en ce qu’elle analyse le pouvoir d’agir des salariés en emploi peu qualifié au regard de celui des salariés qualifiés. L’approche articule également différentes perspectives : institutionnelle - à travers la prise en compte des institutions qui encadrent le travail et la formation aux niveaux européen, national et sectoriel - organisationnel -à travers l’analyse des configurations d’entreprise- et individuelle - à travers l’examen des parcours et des modes de perception de l’injonction à l’agir individuel. Elle interroge ainsi à diverses échelles les politiques et pratiques liées à cette injonction.
Provenance des données
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.