L'Institut d'Astrophysique Spatiale (IAS) concentre ses activités sur l'étude du soleil, des planètes du système solaire et des exoplanètes, de la matière extraterrestre et de la matière interstellaire, des galaxies et de la cosmologie ainsi que de la matière noire à l'aide de bolomètres massifs. Le laboratoire a une forte composante technique dans le domaine de l'instrumentation spatiale et conduit des travaux en astrochimie expérimentale portant sur la matière solide extra-terrestre et interstellaire et son évolution. Il est un interlocuteur majeur des agences spatiales nationales (CNES), ou internationales (ESA, NASA) et travaille avec de nombreux partenaires industriels.

Texte : Annuaire de l’établissement

2 810

Publications HAL

106

Chercheurs

27

Projets

Site du laboratoire ↗Publications dans HAL ↗

Tutelles

Centre national de la recherche scientifique, Université Paris-Saclay, Centre National d'Etude Spatiales

Localisation

Orsay

Création

1998

Direction

Frédéric AUCHERE

Identifiants pérennes

Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.

Domaines

Part des publications HAL par domaine

Astrophysique [astro-ph]

1 540

Astrophysique [astro-ph]

799

Physique [physics]

285

Sciences de la Terre

120

Relativité Générale et Cosmologie Quantique [gr-qc]

77

Matière Condensée [cond-mat]

52

Traitement du signal et de l'image [eess.SP]

31

Physique des Hautes Energies - Théorie [hep-th]

30

Traitement du signal et de l'image [eess.SP]

28

Physique des Hautes Energies - Phénoménologie [hep-ph]

20

Mots-clés fréquents : large-scale structure of universe, galaxies evolution, cosmology observations, methods data analysis, mars, cmbr experiments, astrophysics - astrophysics of galaxies, astrophysics of galaxies, methods numerical, surveys

Chercheurs

106 personnes ayant publié depuis 2022

Adélie GorceAlain AbergelAlain OmontAlessia RitaccoAlexandre BeelenAlexandre BoucaudAlexandre SanterneAlice Aléon-ToppaniAndréa BraccoAntoine GusdorfAntoine MarchalAntony JonesAntony JonesArmando AbergelArnaud De LucaAurélien StcherbinineBenjamin MagnelliBenoît TaboneBertrand GoldmanBoris TrahinBruno MaffeiCaroline BotCateline LantzCédric PilorgetCéline GouinCharly PinçonChristophe CossouClara FromentClément RoyerDamien LoizeauDanilo ArtigasDimitri MawetDonia BakloutiDoris ArzoumanianElsa HénaultEmilie HabartEmmanuel DartoisEric BuchlinEric QuémeraisFrançois BaudinFrançois BaudinFrançois BoulangerFrançois OrieuxFrançois PajotFrançois PouletFrédéric AuchèreFrédéric BaudinFrédéric MayetGabriel JungGabriel PelouzeGiulio FabbianGuilaine LagacheGuillaume Pineau des ForêtsHervé DoleHubert BretonnièreJacques DelabrouilleJean-Claude VialJean-Pierre BibringJenny SorceJohn CarterJonathan AumontJulien GrainKarine BocchialiniKarine DemykLaura SalvatiLaurent NahonLaurent VerstraeteLouis ManchonLouis, LegrandMarc-Antoine Miville-DeschênesMarian DouspisMarie GodardMarion MasséMarion UllmoMarion ZanneseMartin KunzMathieu LangerMathieu VincendonMatthieu BetherminMiho JanvierNabila AghanimNathalie YsardNicolas PonthieuOcéane BarraudOlivier ForniPatrick BoumierPierre GuillardRaphaël WickerRosario BrunettoSébastien GaltierSimon PrunetStefano EttoriStefano RubinoSusanna ParentiThéo LebeauThierry AppourchauxThomas ColasTony BonnaireValentin SauvageVincent GuilletXiang Hua ZhangYann LeseigneurYves LangevinYves LangevinZahia DjouadiZelia Dionnet

Projets

27 projets

ANR

2025

CYPRESS — Matière carbonée solide dans les jeunes systèmes planétaines

De récentes études de cosmochimie montrent que notre système solaire a subi lors de sa formation une inexpliquée et importante disparition de matériau solide carboné dans la zone des planètes telluriques, rendant selon certaines études, ces planètes plus propices à l’apparition de la vie. L’étude des disques protoplanétaires est déterminante pour comprendre la formation des planètes ainsi que les phases précoces du Système Solaire. Parmi les différents matériaux solides, la matière carbonée est particulièrement importante en raison de son interaction avec le rayonnement, qui influe sur la structuration des disques, ainsi que pour sa contribution à la composition des planètes qui impacte leur dynamique interne et potentiellement leur habitabilité. L’instrument MATISSE au VLTI offre pour la première fois la possibilité d’observer les poussières carbonées dans les disques aux plus petites échelles spatiales (~ 0.1-10 unités astronomiques). La combinaison de ces données avec les données d’instruments comme VLT/VISIR, NaCo, SPHERE, ERIS et de VLTI/PIONIER, GRAVITY, ALMA et JWST permettra d’obtenir une cartographie à toutes les échelles de cette matière carbonée comparée à la distribution des poussières silicatées. Afin de lever les dégénérescences dans la modélisation de l’émission des disques, l’espace des paramètres permettant de décrire la morphologie des régions internes sera d’abord déterminé par ajustement de modèles analytiques. Les réservoirs de matière solide carbonée seront ensuite déterminés en utilisant un modèle complet de transfert radiatif. Le processus de modélisation considère en particulier un modèle de poussières physiquement auto-consistant appelé THEMIS, développé par les proposants, et qui inclut silicates et particules carbonées. Une analyse numérique va permettre de prendre en compte la distribution en taille et la répartition des particules dans la direction verticale au plan du disque, via le code PHANTOM, de façon à relier les observations de l’atmosphère des disques avec leur plan médian. La sublimation des grains ainsi que les effets de photo-destruction des grains attendus dans l’atmosphère des disques seront pris en compte. Les profils radiaux Carbone/Silicium permettront de mettre en regard les systèmes jeunes observés avec les résultats issus de la cosmochimie de notre Système Solaire.

ANR

2025

PORES — Porosité de la matière Extra-terrestre

Notre capacité à étudier les disques protoplanétaires et à découvrir de nouveaux systèmes exoplanétaires a atteint des sommets sans précédent. Ainsi, la naissance de notre Système solaire et la formation des planètes qui le composent sont appelées à se trouver au premier plan de découvertes majeures dans les années à venir. Comprendre les propriétés de la poussière, en particulier sa structure, est essentiel pour élucider la genèse des disques protoplanétaires et les mécanismes de croissance des grains jusqu’à la formation des planétésimaux. Cependant, parmi les différents facteurs, la porosité des grains demeure l’une des caractéristiques les moins bien comprises, alors même qu’il s’agit d’un paramètre crucial pour les modèles d’évolution de la poussière. Au laboratoire, l’étude des échantillons extraterrestres primitifs connaît également un âge d’or, grâce aux récentes missions de retour d’échantillons qui ont rapporté sur Terre des grains collectés à la surface d’astéroïdes. Grâce aux technologies de pointe, nous pouvons désormais explorer leur structure jusqu'à l’échelle nanométrique. C’est là qu’intervient le projet PORES, dont la mission est de caractériser la porosité à l’intérieur des échantillons extraterrestres primitifs. Il poursuit trois objectifs : (i) étudier les effets de l’altération aqueuse sur la structuration et la porosité en 3D aux échelles micro- et nanométriques, (ii) chercher la porosité résiduelle issue de la phase d’accrétion initiale, et (iii) explorer l’influence de la position initiale des planétésimaux par rapport aux lignes de glace sur leur porosité. Mon équipe analysera plus de 40 échantillons primitifs, comprenant des chondrites carbonées, des fragments d’astéroïdes issus de missions de retour d’échantillons, ainsi que des particules de poussière interplanétaire. Grâce à la tomographie aux rayons X améliorée par le xénon, il sera possible d’obtenir des images 3D détaillées des réseaux de pores, révélant leur taille, la distribution de leurs formes et leurs anisotropies. De plus, la spectroscopie infrarouge permettra de mieux comprendre la composition de ces échantillons et de situer nos résultats dans un contexte scientifique plus large.

ANR

2025

CHAIN — La formation planétaire entre dans l'ère des observations

Au cours des dernières décennies, la science planétaire a connu une véritable révolution, révélant l’universalité des planètes autour d’autres étoiles ainsi qu’une diversité frappante de leurs propriétés. Comprendre l’origine de cette diversité et les chemins menant à l’émergence de planètes habitables constitue l’un des grands objectifs de l’astrophysique et une question fondamentale pour l’humanité. Des progrès considérables ont été accomplis dans l’étude de la formation planétaire grâce aux observations millimétriques, qui permettent de sonder les régions externes des disques protoplanétaires (> 20 unités astronomiques). Toutefois, la majorité des planètes, notamment celles du Système solaire, se sont formées dans les régions internes, mieux révélées dans le domaine infrarouge. Aujourd’hui, la théorie de la formation planétaire a atteint une certaine maturité, mais elle souffre encore d’un manque critique d’ancrage dans les observations. Avec le lancement du télescope spatial James Webb (JWST), les régions de formation planétaire situées dans les disques protoplanétaires sont désormais accessibles. Inaugurant une moisson de résultats, les premiers spectres publiés par mes collaborateurs et moi-même révèlent une diversité étonnante, avec des raies d’émission spectaculaires retraçant la structure chimique et physique de ces zones encore mal connues. Cependant, les disques protoplanétaires internes sont des environnements dynamiques qui nécessitent une nouvelle génération de modèles pour exploiter pleinement les données du JWST. M’appuyant sur mon expertise complémentaire en dynamique et en chimie des disques, ainsi que sur mon accès privilégié à plusieurs programmes majeurs du JWST, je mènerai l’analyse de larges échantillons de données issues de ce télescope. Nous obtiendrons des résultats décisifs grâce au développement d’un modèle inédit couplant dynamique, chimie et transfert radiatif. Cet outil stratégique nous permettra d’aborder des questions fondamentales de la formation planétaire, en : 1) mesurant le flux entrant des gros grains de poussière, qui détermine le rythme de croissance des embryons planétaires, 2) estimant les rapports d’abondance élémentaire dans le gaz, essentiels pour interpréter la composition atmosphérique des exoplanètes, 3) caractérisant les vents du disque, indispensables à l’élaboration de modèles réalistes de formation planétaire. Pris dans son ensemble, ce programme exploitera pleinement le potentiel du JWST en inscrivant la théorie de la formation planétaire dans le domaine des observations.

Horizon Europe

2024 – 2026

T-REx — Tree-based Ridge Extractor for image analysis

Accurate and reliable analyses of medical images have become a key step to determine the presence or severity of diseases, directly impacting the clinical care for patients. Among the numerous and various biomedical image analysis, the identification of blood vessels and the associated vascular trees is one of the most central topics for diagnosis of the coronary, lungs, liver, or retina, which require detection methods to assist physicians. Many such methods show intrinsic limitations due to the required pre-processing of the images, to the approach used, e.g. limited training databases, etc. Complex filamentary patterns, such as the vascular trees, are common and widely observed in geology, astrophysics, etc. In astrophysics, elongated structures made of the alignment of galaxies, called filaments of the cosmic web (CW), reveal the nature of matter in the Universe and the way it assembles over the ~14 billion years’ history of the cosmos. For these reasons, detecting CW filaments and studying them is an increasingly important topic in astrophysics and is one of the aims of the ERC-Advanced project ByoPiC (Baryon Picture of the Cosmos). This proposal is a direct offspring of ByoPiC. It is the first step of a multi-step technology transfer strategy which aims at transferring an innovative algorithm to detect filaments in the distribution of galaxies to the analysis of biomedical images, laying the ground for applications in scores of other domains, e.g., satellite imagery, geophysical tomographic data, engineering, etc.

ANR

2024

REDEEMING — Modélisation de l'émission, de l'extinction et des abondances élémentaires dans les galaxies proches, pour comprendre l'évolution de la poussière interstellaire

La compréhension des propriétés et de l'évolution de la poussière interstellaire est une clef de notre compréhension de l'évolution des galaxies. Une approche prometteuse pour progresser dans ce domaine est la modélisation des propriétés de galaxies, prises à différentes étapes de leur évolution (i.e. à différentes métallicités). Les modèles de poussière contemporains sont cependant contraints par les seules observations de la Voie Lactée (VL), spécifiques à la métallicité solaire. Leur application actuelle à des objets de faible métallicité biaise donc notre connaissance de l'évolution des galaxies. Heureusement, nous avons maintenant dans les nuages de Magellan, l'ensemble d'observations nécessaire à la contrainte rigoureuse des propriétés des grains (abondance, composition, distribution de taille), similairement à ce qui est fait dans la VL : l'émission, l'extinction et les abondances d'éléments dans le milieu diffus. Le moment est donc opportun. Nous proposons d'embaucher deux post-doctorants au DAp et à l'IRAP, pour modéliser simultanément les propriétés de la poussière dans la VL et les nuages de Magellan, en inférant des propriétés de grains dépendant de la métallicité. Nous apporterons une attention particulière aux différentes sources d'incertitude observationnelle et expérimentale et les propagerons à travers notre inférence bayésienne des paramètres. Nous produirons en conséquence le premier modèle probabiliste de poussière dépendant de la métallicité et complètement contraint. Ce modèle permettra à la communauté de : (i) interpréter de manière plus exacte les observations de galaxies ; (ii) fournir des jalons aux modèles d'évolution cosmique de la poussière ; et (iii) augmenter la précision des simulations numériques de la formation d'étoiles et de l'évolution des galaxies.

ANR

2024

COM-and-MIN — Caractérisation de la matière organique et des minéraux contenus dans les poussières cométaires

L’instrument COSIMA (Cometary Secondary Ion Mass Analyzer) qui était à bord de l’orbiteur de la mission Rosetta a d’ores et déjà permis d’obtenir de très nombreux et importants résultats sur la caractérisation physique et chimique des particules de poussières cométaires. Néanmoins, l’analyse et l’interprétation des observations réalisées par cet instrument sont loin d’être terminées. Nous souhaitons obtenir le financement d’un doctorat et d’un post-doctorat afin de poursuivre ce travail. L’étude des spectres d’ions positifs a permis la détermination de la composition élémentaire d’un très grand nombre de particules. Ce travail doit être poursuivi par l’étude des spectres d’ions négatifs afin de quantifier l’oxygène, le soufre, l’azote mais aussi le deutérium qui produisent très majoritairement des ions négatifs. La détermination de la composition élémentaire et l’étude de sa dispersion entre particules, permettent de contraindre la nature de la matière organique et des minéraux contenus dans les poussières cométaires. De plus, la prise en compte des ions organiques ayant des rapports m/z élevés, en particulier dans les spectres acquis après une étape préalable de pulvérisation de la surface, permettra de mieux contraindre la structure de la matière organique (taille des unités aromatiques, longueur des chaines aliphatiques, nature des fonctions oxygénées, …). De nombreux spectres de références réalisés sur des échantillons extraterrestres avec la réplique sol de COISMA sont disponibles. Ces données de calibration permettront de comparer la matière organique cométaire à celles contenues dans les chondrites primitives et les poussières interplanétaires (IDPs) afin de la replacer dans un contexte planétologique. Ces travaux permettront de mieux contraindre les apports de matières exogènes sur la Terre primitive, ainsi que la nature des processus physico-chimiques présents dans le disque protoplanétaire ayant conduit à la formation des planètes.

Horizon Europe

2023 – 2026

SDR — Spectral Diversity within Ryugu

To understand the history of the chondritic asteroid Ryugu and whether it had a role in delivering volatiles and organic material to early Earth, SDR will constrain the mineral and geochemical variability of sediment samples from Ryugu on a grain and sub-grain scale. Because Ryugu is a rubble-pile asteroid made of re-accreted pieces of the parent body/bodies, near-surface sediment collected by the Hayabusa2 mission represents many depths within the interior of the parent. However, current analyses of collected reflectance spectra are done at the bulk sample scale which can average over interesting features to determine the major components. As individual grains are prepared to be sent out for proposed science, each grain is being documented from multiple viewing angles using the MicrOmega hyperspectral imager (0.99-3.65 micrometers) developed at IAS. This has created an enormous, rich dataset of ~20 hyperspectral images for each of 350 grains analyzed so far, and this dataset will continue to grow over the coming months. By conducting novel statistical analyses of this dataset of >7000 high-resolution image cubes (22 micrometers/pixel), I will identify co-occurring mineral phases, minor phases, and variation in organic phases that have implications for the aqueous alteration conditions within Ryugu and its parent body. Statistical analyses will include: principal component analysis, k-means clustering, distinctiveness measures, pixel-to-pixel correlation, edge detection, and network centrality. My experience publishing on statistical analyses of existing, noisy datasets has prepared me to extract meaningful information from this large, complicated dataset. This work will culminate in an updated model of formation and alteration on Ryugu’s parent body which relies on the types and position of minerals to infer alteration gradients and constrain the nature, number, and temperature of aqueous alteration events.

ANR

2022

BATMAN — Robustes constraintes sur la masse des neutrinos

Le domaine des neutrinos est peu compris dans le Modèle Standard de la Physique des Particules. Le mécanisme par lequel ils acquièrent leur masse est actuellement inconnu. Le modèle propose trois saveurs de neutrinos avec trois états propres de masse différents introduisant un mélange entre eux. Alors que la différence des masses des états propres est bien contrainte par les expériences d'oscillation de neutrinos (solaire, atmosphérique, réacteur et accélérateur), la cosmologie offre un moyen unique de tester le modèle standard de la physique des particules en mesurant l'échelle de masse absolue des neutrinos. A l'heure de la cosmologie de précision, alors que les contraintes actuelles commencent à atteindre les limites théoriques de la hiérarchie des neutrinos, l'objectif de cette proposition est de fournir une estimation robuste des masses des neutrinos en tenant compte de tous les effets physiques et statistiques pertinents qui peuvent avoir un impact sur les contraintes cosmologiques. Pour obtenir ces contraintes robustes sur les propriétés des neutrinos à partir des observations du CMB, BATMAN aborde trois objectifs ambitieux avec un plan de travail basé sur trois piliers : un modèle cohérent d'anisotropie secondaire, une description robuste de l'histoire de la réionisation, une vraisemblance complète du CMB pour les neutrinos massifs. L'utilisation cohérente des données CMB, des modèles physiques des contributions secondaires et des sondes extragalactiques, ainsi que la propagation des erreurs systématiques théoriques et astrophysiques, permettra une estimation robuste de la masse des neutrinos ainsi qu'une potentielle détermination de la hiérarchie des neutrinos.

ANR

2022

LARCAS — Analyse en laboratoire des échantillons d'astéroïdes carbonés retournés

La composition minérale et isotopique, et la distribution spatiale 3D des constituants des astéroïdes sont des paramètres clés pour comprendre les processus physico-chimiques opérant dans le disque protoplanétaire et/ou dans les corps parents tout au long de l'histoire du système solaire. Les missions de retour d'échantillons Hayabusa2/JAXA et OSIRIS-REx/NASA ont ciblé deux objets géocroiseurs petits et sombres : Ryugu de type C et Bennu de type B (R&B). L'objectif principal de ce projet est de faire progresser de manière significative les connaissances et la compréhension de l'origine et de l'évolution de R&B et de leurs corps parents, en étudiant leurs échantillons retournés en laboratoire. Ceci sera réalisé en combinant : i/ certaines des techniques analytiques in-situ les plus avancées sur des grains de R&B sélectionnés, pour révéler leur structure et leur composition minérale et isotopique ; ii/ une approche multi-échelle qui relie les mesures en laboratoire nm-µm aux observations d'astéroïdes à distance ; iii/ des analyses/expériences sur des météorites, des IDP et des analogues pour soutenir l'interprétation des données de R&B. Une séquence multi-analytique sera utilisée, des techniques les moins destructives (par ex. la spectroscopie) aux plus destructives (par ex. NanoSIMS ou TEM), dans le but principal de maximiser les résultats scientifiques et de minimiser la perte d'échantillons. Le consortium rassemble des scientifiques de quatre laboratoires (IAS, UMET, IMPMC, IPAG) aux profils différents (astro- et cosmo-chimistes, astrophysiciens, astronomes, géologues, physiciens). Ils ont déjà participé à l'étude d'échantillons de Stardust (NASA) et Hayabusa (JAXA), font maintenant partie de quatre équipes d'analyse préliminaire d'Hayabusa2 et ont une expérience passée de collaboration fructueuse. Nos analyses permettront d'élucider la formation de R&B, leur héritage protoplanétaire et évolution post-accrétion, en particulier l'altération aqueuse et de surface.

ANR

2022

TITARAD — Evolution chimique et optique des aérosols de TITAn soumis à des RADiations à haute énergie

Les 13 années (2004-2017) d'exploration du système saturnien par la mission Cassini-Huygens ont révélé que la chimie atmosphérique de Titan est de loin la plus complexe du système solaire. Dans la haute atmosphère, les spectromètres de masse de Cassini ont détecté la présence d'ions positifs et négatifs atteignant des milliers d'unités de masse atomique qui ont été interprétés comme des hydrocarbures aromatiques polycycliques potentiellement azotés. Il a été démontré par la suite que ces macromolécules proviennent de la photochimie initiée par l'impact du rayonnement solaire sur N2 et CH4, les deux principaux constituants atmosphériques, et qu'elles sont les précurseurs de la brume organique observée à plus basse altitude. Dans la basse atmosphère, des nuages de glace ont été observés par les instruments de télédétection infrarouge de Cassini. Ils résultent de la condensation sur les particules de brume des nombreux composés organiques (hydrocarbures et nitriles) formés dans la haute atmosphère, produisant des glaces typiquement observées aux hautes latitudes polaires hivernales. Finalement, la brume photochimique et les nuages tombent sous forme de neige vers la surface, où ils contribuent au régolithe de Titan ou s'imprègnent dans les centaines de lacs et mers polaires. Malgré ces découvertes étonnantes, de nombreuses questions sur la chimie atmosphérique de Titan restent encore non-résolues. L'origine des espèces oxygénées en phase gazeuse détectées dans cette atmosphère réductrice fait l'objet d'un débat et l'on ignore dans quelle mesure l'oxygène est incorporé dans des molécules complexes. Les propriétés optiques (et donc la composition chimique) de la brume photochimique de Titan ne sont pas entièrement comprises. L'interaction des nitriles avec les aérosols et les processus photochimiques dans la phase solide doivent encore être explorés. Les processus de formation des nuages, leur évolution chimique et leur impact sur la phase gazeuse ne sont toujours pas clairs. TITARAD vise à construire une image pionnière de la formation des aérosols sur Titan, cohérente sur le plan expérimental, théorique et observationnel. Il permettra de comprendre comment les ions magnétosphériques et les rayons cosmiques (GCR) modifient la composition chimique et les propriétés optiques de la brume photochimique et des nuages, et si la pulvérisation de leur surface peut avoir un impact sur la phase gazeuse, des sujets qui n'ont pas été étudiés jusqu'à présent. Nous comblerons ce manque de connaissances grâce à (i) de nouveaux montages expérimentaux et de grandes infrastructures de recherche, (ii) des modèles photochimiques-microphysiques de pointe et (iii) un code de transfert radiatif 3D développé dans le cadre du projet ANR RaD3-net financé en 2021. Nous fournirons des éléments clés qui permettront de répondre aux objectifs suivants : 1) Quelle est la dose nécessaire pour que l'irradiation par les ions O+ ait un impact sur la complexité moléculaire de matériaux organiques riches en azote ? Quelle est la composition élémentaire des embryons d'aérosols dans la haute atmosphère de Titan ? 2) De nouvelles bandes spectroscopiques apparaissent-elles lors de l'irradiation par des particules de glaces organiques pures et co-condensées ? Quelles sont la composition des nuages stratosphériques de Titan ? Les GCR jouent-ils un rôle dans leur processus de formation ? 3) Des espèces sont-elles libérées en phase gazeuse lors de l'irradiation par des particules de glaces organiques pures et co-condensées ? La pulvérisation de la surface des nuages stratosphériques de Titan a-t-elle un impact sur la phase gazeuse ? 4) Quels sont les flux massiques de composés chimiques d’intérêt prébiotique déposés à la surface ? La réponse à ces questions pourrait conduire à des réinterprétations fondamentales du système atmosphérique de Titan dans son ensemble, avec des conséquences pour les futures explorations in situ, notamment la mission Dragonfly de la NAS

ANR

2022

CLASSY_Ukraine — Composition des surfaces du Système Solaire de bas albédo

Le Système Solaire est le seul système planétaire qui est exploré intensivement par des sondes robotisées et par l'analyse en laboratoire de cosmomatériaux. Il fournit un regard unique sur les mécanismes conduisant à la formation des étoiles et des planètes, une vision qui est complémentaire à celle issue de l'observation à distance des systèmes planétaires en formation. Des informations chimiques, dynamiques et chronologiques de première importance ont contenues dans les petits corps qui ont échappé à une évolution planétaire majeure: astéroïdes, comètes et Kuiper Belt Objects (KBOs). L'étude de leur composition de ces objets constitue dès lors un objectif majeur. La spectro-photométrie VNIR (Visible Near InfraRed) permet d'effectuer des relevés systématiques des petits corps et fournit une vision globale de leur diversité compositionnelle. Cependant, la composition des petits objets sombres demeure faiblement connue, et plusieurs questions fondamentales restent en suspens: * Quelle composition est associée à chacune des classes spectrales astéroïdale ? * Quel rôle joue le space weathering dans la définition des classes spectrales ? * Comment sont-elles reliées aux cosmomatériaux disponibles ? L'interprétation des données VNIR est la pierre angulaire de ces problématiques et l'objectif central de CLASSY. Notre proposal s'inscrit dans le contexte d'une moisson historique de données issues des sondes ROSETTA, DAWN and NEW HORIZONS. Il s'agit de données spectrales multi-angulaires, collectées avec une résolution spatiale élevée et une précision photométrique sans précédent. Leur interprétation a conduit et/ou conduira à des résultats majeurs sur la composition de la comète 67P/CG, l'astéroïde de type C Céres, et le KBO 2017 MU 69. Ces résultats permettront à leur tour une meilleure interprétation des classes spectrales en terme de composition, et sur le continuum asteroid-comet. Cependant, ces avancées reposent sur des données expérimentales qui sont encore à mesurer. L'objectif de CLASSY est de conduire ces expériences et dans le même temps d'aller plus loin dans l'interprétation des données collectées par les missions spatiales citées précédemment. Nous étudierons les premières étapes du space weathering (irradiation ionique) sur les spectres VNIR de matériaux modèles sombres. Nous conduirons également des expériences visant à élucider les paramètres texturaux et compositionnels qui contrôlent les spectres VNOR, au travers de mesures radio-spectro-goniometriques sur des assemblages organiques-mineraux submicrométriques. Le consortium de travail est multidisciplinaire et regroupe 5 laboratoires: Institut de Planetologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG, Grenoble), IAS (Institut d’Astrophysique Spatiale, Orsay), Unite Materiaux et Transformations (UMET, Lille), Laboratoire d’Etudes Spatiales et Instrumentations en Astrophysique (LESIA, Meudon) and Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN). Il regroupe des champs thématiques différents tels que les Sciences Planétaires, Sciences des surfaces, Sciences des matériaux, Sciences des météorites (Cosmochimie), Minéralogie, Physique de l'irradiation et Science des données. Presque tous les chercheurs de CLASSY ont collaboré entre eux par le passé et partagent de nombreuses publications. CLASSY offre l'opportunité de faire fructifier ces collaboration, et d'apporter des interprétations innovantes et robustes à des données issues de missions spatiales historiques. CLASSY permettra également de former un consortium compétitif à l'échelle internationale en vue de répondre aux appels d'offre de retours d'échantillons issues des missions Hayabusa 2 et Osiris-Rex.

ANR

2022

UPSACLAY@ANR_CSTI20 — Médiation scientifique et communication de projets lauréats ANR 2020 dans le périmètre de l'Université Paris-Saclay: réenchanter la perception de la science

Le projet UPSACLAY@ANR_CSTI20, intitulé « réenchanter la perception de la science », vise à mettre en valeur par des actions de médiation scientifique et de communication les 42projets ANR portés par les scientifiques de plusieurs établissements et organismes: Université Paris-Saclay, INRAE, Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay, ONERA, IOGS (Institut d’Optique Graduate School de Palaiseau), CentraleSupélec, Université d’Evry-Val d’Essonne (UEVE), UVSQ, AgroParisTech. Piloté par l’Université Paris-Saclay, avec la Diagonale (direction culture, arts, sciences, société), le projet consiste à construire avec les porteurs (et leur équipe le cas échéant) des actions adaptées à leurs thématiques et envies (écriture, BD, face public, son, vidéo, etc) avec un volet formation. Les actions envisagées avec des professionnels de la médiation et communication sont nombreuses, et peuvent entrer dans ces catégories: - reportages vidéo, certains en direct - écriture d’articles de vulgarisation - communication via nos établissements - face public scolaire ou grand public - formations préalables. Avec ce panel d’actions (et d’acteurs professionnels identifiés) notre projet permettra aux porteurs et leurs équipes de trouver le bon format. En outre, nous envisageons des actions groupées par laboratoire et/ou thématiques quand cela sera possible, ou éventuellement en regroupant plusieurs thématiques selon certains enjeux de société . Ce projet est cohérent avec la stratégie de l’Université Paris-Saclay en science-société ainsi que des partenaires. Il complète parfaitement la stratégie du label SAPS et des actions du projet PIA4 ExcellenceS et se place dans la continuité du projet UPSACLAY@ANR_CSTI1819. Notre projet est elaboré avec une forte coordination avec le CNRS Délégation de Gif-sur-Yvette, puisque de nombreuses UMR sont communes. Outre notre participation mutuelle à nos comités de pilotage, nous allons mener des actions conjointement.

Provenance des données

Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.