ANR · 2023
ELIMINATORS — Des puces environnementales pour l’étude de la biodégradation des microplastiques en nanoplastiques
Si la présence d'énormes quantités de microplastiques dans l’ensemble des écosystèmes est désormais clairement établie, majoritairement dans les milieux aquatiques, il est difficile d'évaluer les conséquences de cette exposition sur le biote. Maintenant se pose la question des nanoplastiques, potentiellement parce que la transition vers l'échelle nanométrique est associée à un changement de propriétés et de devenir. Actuellement, la difficulté de détecter les micro et nanoparticules (MNPs) à l'aide de méthodes conventionnelles indiquent clairement la nécessité de développer des outils de surveillance environnementale qui soient sensibles, rapides, rentables, portables afin de faciliter l'analyse de composés multiples. Au vu de ce besoin, les puces microfluidiques largement utilisées et développées pour la recherche et les applications en santé apparaissent comme une technologie à fort potentiel pour les applications environnementales. Dans le projet ELIMINATORS, nous avons l'ambition (i) d’utiliser des puces environnementales aquatiques développées au CEA afin d’étudier (i) l'évolution continue dans le temps (dégradation, fragmentation …) de micro- et nanoplastiques non marqués ou marqués 13C /2H dans différents écosystèmes aquatiques (eau douce, eau de mer…). Ceci sera réalisé grâce au suivi continu (durée > 1 mois) de leur interaction avec les microorganismes (formation de biofilm et dynamique des communautés microbiennes) et aux analyses du flux sortant des puces. (ii) De caractériser en différents points géographiques les microorganismes qui colonisent les plastiques afin d’identifier ceux qui peuvent contribuer à sa biodégradation.
Structures participantes de Université Paris-Saclay
Provenance des données
Sources : scanR. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.