ANR · 2014
REGtheREG — Etude des modifications post-traductionelles de facteurs du RNA silencing chez les plantes
Les organismes vivants doivent constamment équilibrer l’utilisation qu’ils font de leurs ressources entre la croissance et le développement d’une part et la protection face à des stress biotiques ou abiotiques d’autre part. Chez les eucaryotes en général, et chez les plantes en particulier, le RNA silencing joue un rôle prépondérant dans cette balance en liant de manière dynamique les programmes développementaux et les réponses à l’environnement à des modifications de l’expression des gènes. Le terme RNA silencing englobe, de manière générale, l’ensemble des mécanismes conduisant à la suppression de l’expression de gènes, au niveau transcriptionnel ou post-transcriptionnel, via des interactions séquence-spécifiques assurées par de petites molécules d’ARN. Ces mécanismes jouent un rôle essentiel dans un grand nombre de processus biologiques tels que le maintien de la stabilité des génomes, le contrôle de l’expression de gènes au cours du développement ou la défense antivirale. Bien qu’au cours de la dernière décennie un grand nombre de facteurs du RNA silencing ait été identifié chez de nombreuses espèces eucaryotes, conduisant à notre compréhension actuelle de ce processus conservé, il existe très peu d’informations concernant leurs modifications post-traductionnelles. Cependant, il est bien établi que de telles modifications fonctionnent de manière similaire à des commutateurs moléculaires capables de réguler la stabilité ou l’activité des protéines ciblées. Développer ce genre de mécanismes de régulation, permettant le contrôle efficace et potentiellement réversible des différentes voies du RNA silencing, est probablement d’autant plus important chez les plantes, de par leur mode de vie sessile. Dans ce projet, nous nous proposons donc d’identifier les diverses modifications post-traductionnelles de facteurs clés du RNA silencing chez les plantes, de caractériser leur(s) fonction(s) biologiques et de déterminer leur effet ou leur impact en réponse à différents types de signaux environnementaux, en utilisant une combinaison d’approches biochimiques, génétiques et protéomiques de pointe. Les résultats obtenus devraient fournir d’importantes nouvelles avancées dans notre compréhension du RNA silencing, de sa régulation chez les plantes et de son rôle biologique en réponse à des stress biotiques ou abiotiques. De plus, ces résultats pourraient renfermer un intérêt biotechnologique en nous permettant d’entrevoir de nouveaux moyens de réguler les différentes voies du RNA silencing.
Structures participantes de Université Paris-Saclay
Provenance des données
Sources : scanR. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.