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JASSUR

ANR · 2012

JASSUR — JArdins ASSociatifs URbains et villes durables : pratiques, fonctions et risques

Financement : 984 879 €

13 partenaires

Fiche du financeur ↗

Le projet JASSUR se propose d’éclairer de façon interdisciplinaire les fonctions, les usages, les modes de fonctionnement, les avantages ou les dangers potentiels qu’induisent les jardins associatifs au sein de villes durables en émergence. Ces Jardins ASSociatifs URbains sont, sous des appellations, des statuts et des formes variés, en pleine expansion dans de nombreux pays industrialisés et notamment en France. Le projet JASSUR entend identifier les modes d’action nécessaires au maintien voire à la restauration, au développement ou à l’évolution de ces jardins associatifs sur des territoires urbains confrontés aux défis de la durabilité. Pour ce faire, il s’appuie sur un consortium de 12 partenaires de la recherche (diverses institutions) et du monde associatif dans sept agglomérations françaises (Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Paris et Toulouse). Le projet JASSUR se fonde sur une question centrale: quels services assurent les jardins associatifs urbains dans le développement durable des villes ? Ces services éco-systémiques rendus à la ville, dans la complétude de l’acception de ce terme proposée par le Millenium Ecosystem Assessment (approvisionnement, régulation, soutien, services culturels) sont encore très mal connus. Face aux connaissances à élaborer pour les renseigner, le projet JASSUR fait l’hypothèse que l’étude des services alimentaires rendus par ces jardins associatifs urbains, encore très peu objets de recherches, constitue un trait d’union entre : • Une caractérisation bio-physico-chimique des sols et des produits issus de ces jardins : la question des risques potentiels de pollution dus au contexte urbain (sols, atmosphère) est ici centrale car pouvant contrecarrer le service d’approvisionnement alimentaire ; • Une caractérisation socio-technique des pratiques des jardiniers, tant dans le choix des cultures, de leurs modes de conduite technique que dans les formes quantitativement et quantitativement variées, de participation des produits du jardin à l’alimentation et à la bonne nutrition familiale ; • Une caractérisation socio-politique de la gouvernance de ces espaces dans les agglomérations, notamment en termes de gestion des localisations, des modes de fonctionnement, des risques environnementaux et sanitaires éventuels. Le programme scientifique est organisé en une tâche de coordination (tâche 1) et quatre tâches de production de connaissances. La tâche 2 traite des acteurs impliqués dans la mise en place et le fonctionnement des jardins, de la gouvernance et de leur place dans l’urbanisme. La tâche 3 analyse le service d’approvisionnement alimentaire (pratiques culturales, productions et destinations des produits, mesures des quantités consommées et des apports nutritionnels, représentations des jardiniers quant aux intérêts et aux dangers des jardins). La tâche 4 traite des services éco-systémiques de régulation et de soutien, en privilégiant ceux liés à la biodiversité et à la régulation hydrique. Cette tâche traite aussi de la métrologie des dangers à travers deux sources majeures de pollution potentielle, le sol et l’atmosphère. La tâche 5 proposera en lien avec les tâches 3 et 4, des modes de gestion des pollutions envisageables par les collectivités (dont bioremédiation et phytoremédiation). Les livrables seront dans chaque tâche et inter-tâche des productions scientifiques diverses (publications disciplinaires et pluridisciplinaires ; participation à des colloques), mais aussi des aides à la décision de gestion des jardins pour les agglomérations partenaires (par exemple, cartographie des risques). Des animations avec ces agglomérations sont en particulier prévues.

Structures participantes de Université Paris-Saclay

Provenance des données

Sources : scanR. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.