ANR · 2012
FUNAPP — Nouveaux rôles des appressoria de champignons pathogènes dans leurs interactions avec les plantes: détection des signaux de la plante et transfert d'effecteurs protéiques et de métabolites secondaires fongiques dans les cellules hôtes
Les champignons pathogènes sont un danger majeur de la sécurité nutritive mondiale. Par exemple, 10 à 30 % de la récolte du riz sont détruits chaque année par Magnaporthe oryzae. Également, l’agent de l’anthracnose Colletrotrichum graminicola cause de pertes annuelles dans le riz qui montent à 1 milliards de dollars aux ètats-Unis uniquement. Colletotrichum et Magnaporthe employent des stratégies semblables afin de pénétrer les plantes hôtes : un organ spécialisé, l’appressorium, est utilisé afin pénétrer les cellules vivantes de l’hôte où des hyphes intracellulaires se développent ultérieurement. L’interaction entre Colletotrichum higginsianum, agent pathogène de Brassica et la plante modèle Arabidopsis offre un système modèle génétique permettant d’étudier la pathogénicité fongique ainsi que les responses immunologiques de la plante hôte. Récemment, notre recherche a démontrée que le transcriptome des appressories de C. higginsianum est soumis à de réprogrammations majeurs au conatct avec la plante hôte. Par contre, ces réprogrammations ne sont pas observés au contact aves des surfaces artificielles. Ceci suggère que les appressories jouent un rôle en tant qu’organe sensitifs des signaux de la plante hôte permettant au pathogène de se préparer à l’attaque de la plante hôte. En outre, les appressoria semblent d’être des usines de synthèse et de la sécrétion d’une grande gamme de métabolites secondaires et de protéines effecteures. Un pore à très petite échelle (diamètre de 200nm) à la base de l’appressorium pourrait servir comme interface permettant au pathogène la perception de l’hôte ainsi que la délivraison focalisée aux cellules de la plante hôte d’effecteurs et d’autres petites molécules. Basant sur ces données nouvelles, ce projet de recherche va utiliser une combinaison d’approches génétiques, génomiques et cellulaires afin d’étudier le rôle de l’appressorium dans les premières étappes du processus infectueux. La recherche sera centrée aux protéines secrétées et aux métabolites secondaires produits par l’appressorium, à la nature de signaux de la plante-hôte et à leur perception.
Structures participantes de Université Paris-Saclay
Provenance des données
Sources : scanR. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.