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ActiFind

ANR · 2011

ActiFind — Traces d’émetteurs alpha dans les réseaux publics: de la détection directe en phase liquide à l’identification

Financement : 696 699 €

2 partenaires

Fiche du financeur ↗

La mesure des faibles quantités d’émetteurs alpha à l’état de traces dans les réseaux d’eau potable est devenue un enjeu majeur pour notre société. Cet enjeu tient aussi bien aux raisons des raisons de sécurité nucléaire que de la lutte contre le terrorisme. Les récents événements dramatiques de Fukushima et le contexte géopolitique ont démontré la vulnérabilité de nos populations face à ce type de menace. La dissémination de matière radioactive dans l’environnement d’une manière intentionnelle (acte terroriste) ou non (accident majeur sur un réacteur nucléaire) doit pouvoir être évaluée le plus rapidement possible après son fait générateur afin que les gouvernements puissent prendre les décisions qui s’imposent afin de protéger les populations. Nous proposons dans le cadre de ce projet de finaliser puis de pré-industrialiser un capteur analytique de radioactivité alpha portable permettant grâce à une assistance électrochimique incluse, d’identifier puis de quantifier les émetteurs alpha directement au sein de solutions aqueuses par simple immersion. Le capteur proposé ici est constitué par un détecteur de rayonnement à base de silicium dont une des faces est recouverte de diamant rendu conducteur par dopage au bore. La limite de détection cible est de l’ordre du Bq/L par radionucléide. Un des atouts majeurs de ce nouveau capteur tient dans le fait qu’il est utilisable sans traitement sophistiqué sur le milieu mesuré, et entièrement décontaminable donc réutilisable indéfiniment. Un brevet français déposé récemment à permis de valider l’assise scientifique de ce projet. Le projet prévoit notamment le développement d’une filière préindustrielle pour ce type de dispositif, en s’appuyant sur les filières de fabrication de détecteurs de l’industriel Canberra. La possibilité de coupler le système à une système d’électrophorèse capillaire permettra d’étendre les domaines d’utilisation à des milieux plus complexes que l’eau seule, et notamment seront explorés certaines boissons, l’urine, voire des composés protéiniques comme le lait. Enfin, la possibilité d’utiliser de tels systèmes industriels pour la décontamination d’eau sera explorée.

Structures participantes de Université Paris-Saclay

Provenance des données

Sources : scanR. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.